Le gouvernement revoit de nouveau à la baisse sa prévision de croissance pour 2008

ECONOMIE Elle se situera entre 1,7% et 2% selon François Fillon...

C. F. (avec agence)

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La croissance française devrait légèrement ralentir au premier semestre, freinée par la crise financière mondiale et une forte inflation se maintenant autour de 3% jusqu'à l'été, qui réduirait à peau de chagrin la hausse du pouvoir d'achat des ménages, selon l'Insee.
La croissance française devrait légèrement ralentir au premier semestre, freinée par la crise financière mondiale et une forte inflation se maintenant autour de 3% jusqu'à l'été, qui réduirait à peau de chagrin la hausse du pouvoir d'achat des ménages, selon l'Insee. — null AFP

2,5%, puis 2%, puis 1,7%... Le gouvernement va de nouveau réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2008, annonce François Fillon dans un entretien à paraître jeudi dans «L'Express».

Début janvier, la ministre de l'Economie Christine Lagarde avait déjà révisé à la baisse la prévision de croissance, tablant sur un chiffre «proche de 2%» au lieu de «2 à 2,5%».

Aggravation des déficits publics

«L'Insee prévoit 0,4% au premier trimestre et 0,3% au deuxième. La prévision du gouvernement se situera entre 1,7 et 2% pour l'année 2008», affirme le Premier ministre, soulignant que «cette révision n'aura aucun effet sur le budget 2008, construit pour résister à une variation de croissance de cet ordre-là».

Quant aux déficits publics pour 2007, leur montant «sera sans doute un peu supérieur aux 2,4% du produit intérieur brut initialement prévus», indique François Fillon. «On le connaîtra précisément le 28 mars».

«Pas de plan de rigueur»

Il écarte cependant la perspective d'un «plan de rigueur», régulièrement annoncée par la gauche. «Le ralentissement de la croissance mondiale appelle une accélération et un approfondissement des réformes, mais certainement pas un plan de rigueur».

Le locataire de Matignon se montre toutefois très prudent sur la promesse faite par Nicolas Sarkozy, durant la campagne présidentielle, de baisser de 68 milliards d'euros en dix ans les prélèvements obligatoires. «En 2008, la situation internationale est préoccupante et l'objectif, c'est donc le retour à l'équilibre en 2012. Si l'on peut faire mieux, on le fera», explique-t-il.