Sarkozy entre dans la course au boycottage de la cérémonie des JO

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L'Elysée hausse le ton. Con­fronté aux critiques des défenseurs des droits de l'homme, le président français a affirmé hier lors d'un déplacement à Tarbes (Hautes-Pyrénées) que « toutes les options sont ouvertes » au sujet d'un boycottage de la cérémonie d'ou­verture des JO de Pékin pour protester contre la répression au Tibet. « Je veux que le dialogue commence et je gradue­rai ma réponse en fonction de la réponse [de Pékin] », a précisé Sarkozy.

Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, s'est dite prête, hier dans Le Figaro, à recevoir le dalaï-lama. Un peu plus tard, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a pour la première fois utilisé le mot « répression » pour qualifier l'attitude des autorités chinoises au Tibet. La semaine dernière pourtant, les responsables français avaient affirmé être hostiles au boycot­tage. Quant à Sarkozy, il avait attendu lundi pour sortir du silence appelant son homologue chinois, Hu Jintao, à « la retenue et à la fin des violences par le dialogue ». Le ton change et s'aligne sur celui du Royaume-Uni, de l'Allemagne ou des Pays-Bas.

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