VIDEO. Italie: Un jeune homme arrêté après avoir tiré en pleine rue sur six «étrangers»

FAITS DIVERS L'homme portait une écharpe tricolore sur l'épaule et a fait un salut fasciste après être sorti de son véhicule...

20 Minutes avec AFP

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Un jeune Italien soupçonné d'être l'auteur d'une fusillade perpétrée à partir d'une voiture ce samedi 3 février 2018 à Macerata (Italie), a été arrêté par la police, qui a annoncé que les personnes blessées par les tirs étaient des étrangers.
Un jeune Italien soupçonné d'être l'auteur d'une fusillade perpétrée à partir d'une voiture ce samedi 3 février 2018 à Macerata (Italie), a été arrêté par la police, qui a annoncé que les personnes blessées par les tirs étaient des étrangers. — Guido Picchio/AP/SIPA

Un jeune Italien soupçonné d’être l’auteur d’une fusillade perpétrée à partir d’une voiture à Macerata, dans le centre de l’Italie, a été arrêté par la police. La fusillade a fait six blessés, parmi lesquels quatre graves.

Selon la chaîne de télévision en continu Rai News 24, les coups de feu ont été tirés depuis une Alfa Romeo avec deux personnes à son bord. Cet après-midi, les médias montraient un homme être arrêté sans opposer de résistance sur les marches de l'immense monument aux morts de cette ville. 

Une «évidente haine raciale»

Le suspect a été identifié par les médias comme un candidat en 2017 sous l'étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste notoirement anti-immigration et anti-européen) à des élections administratives dans une commune de cette région des Marches.

L'attaque est empreinte d'une «évidente haine raciale», a estimé samedi soir sur place le ministre italien de l'Intérieur Marco Minniti. Le raid armé est marqué par une culture «d'extrémisme de droite avec des références claires au fascisme et au nazisme», a-t-il ajouté.

La ville évoque sur Twitter « une situation dangereuse »

Les médias locaux ont évoqué plusieurs personnes « de couleur » ou de « migrants d’origine africaine » parmi les victimes, tandis que la police a annoncé dans un tweet que les personnes blessées par les tirs étaient « de nationalité étrangère ». Selon les médias italiens, l’homme au crâne rasé et sympathisant de l’extrême droite, retrouvé en possession d’un pistolet, portait une écharpe tricolore sur l’épaule et a fait un salut fasciste après être sorti de son véhicule.

Comme l’a repéré Le Parisien, le maire de la ville a demandé à la population de rester cloîtrée chez elle ou sur son lieu de travail. La ville évoque sur Twitter « une situation dangereuse », due à un homme circulant armé.

Après un premier meurtre à Macerata

Aucun lien n’a pour l’instant été fait par la police entre cette fusillade et un fait divers amplement couvert depuis deux jours par la presse nationale. Un Nigérian demandeur d’asile et dealer de drogue a été arrêté dans cette même ville de Macerata, soupçonné de l’assassinat d’une jeune Italienne de 18 ans dont le corps a été retrouvé mercredi découpé en morceaux dans des valises.

La police a notamment découvert vendredi au domicile de ce Nigérian de 29 ans des vêtements de la victime et un couteau avec des traces de sang. L’édition en ligne duCorriere Della Serra évoque l’hypothèse d’une vengeance contre la communauté nigériane après le meurtre d’une jeune femme, retrouvée démembrée dans deux valises. Au moment de son arrestation, l’homme aurait crié « Vive l’Italie ».