VIDEO. Trump va au clash avec le FBI et autorise la publication d'un «mémo» controversé

ETATS-UNIS Selon le président américain, ce rapport compilé par un parlementaire républicain prouve que le FBI a «politisé l'enquête» sur sa campagne...

Philippe Berry

— 

 	Photomontage du président américain, Donald Trump, face au procureur spécial chargé de l'enquête sur la Russie, Robert Mueller.
Photomontage du président américain, Donald Trump, face au procureur spécial chargé de l'enquête sur la Russie, Robert Mueller. — PHOTOS SIPA / MONTAGE 20 MINUTES

Il va y avoir du sport. Après plusieurs jours de suspense, le président américain a indiqué vendredi qu’il avait déclassifié un « mémo » controversé qui accuserait, selon des fuites, le FBI et le département de la Justice d’avoir abusé de leur pouvoir pour ordonner la surveillance d’un conseiller de Donald Trump pendant la campagne dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie. Le mémo est disponible sur le site du Washington Post ici.

« Ce qui se passe dans notre pays est une véritable honte », a lancé le président depuis le Bureau ovale. Sur Twitter, il avait accusé dans la matinée le FBI et le département de la Justice d’avoir « politisé l’enquête en faveur des démocrates ».

Le ministre-adjoint de la Justice et le procureur en ligne de mire

Le FBI s’était opposé à cette publication, faisant part de ses « graves inquiétudes concernant des omissions factuelles qui affectent de manière fondamentale l’exactitude du rapport ». Le bureau fédéral d’investigation, qui dépend du ministre de la Justice, avait réclamé que certains noms et éléments soient expurgés au nom de la sécurité nationale mais la Maison Blanche n’a demandé aucune modification. Le mémo a été renvoyé à la Commission sur le renseignement de la Chambre des représentants, qui devrait le publier dans la foulée.

Les démocrates de la Commission accusent l’élu républicain Devin Nunes de chercher à discréditer l’enquête sur la campagne de Donald Trump et de fournir une excuse à ce dernier pour limoger le ministre-adjoint de la Justice, Rod Rosenstein, afin, selon eux, de pouvoir in fine obtenir la tête du procureur spécial Robert Mueller. Après avoir inculpé plusieurs conseillers de Donald Trump, Mueller souhaiterait interroger le président américain en personne. La guerre est désormais totale.