Belgique: Une journaliste a changé de sexe avec le soutien de sa chaîne

TRANSSEXUALITÉ Boudewijn Van Spilbeeck sera désormais Bo, soutenue par ses collègues et sa rédaction en chef dans sa volonté de vouloir vivre en tant que femme...

20 Minutes avec agence

— 

Un plateau de télévision de la chaîne belge VTM.
Un plateau de télévision de la chaîne belge VTM. — Dinosaur918/Wikimedia Commons

En Belgique, la direction de la chaîne flamande VTM a officialisé lundi 29 janvier la décision de changement d'identité de sa journaliste vedette.

>> A lire aussi : LGBTI: Les personnes trans éloignées des soins et souvent discriminées, selon une étude

Boudewijn Van Spilbeeck est devenue Bo en changeant de sexe et reçoit, depuis, d’innombrables manifestations de soutien, rapporte Le Monde.

« Mon corps sera en harmonie avec mon esprit »

Cette journaliste de 58 ans, spécialisée dans la couverture des guerres et les grands reportages, a décidé de rendre publique sa volonté de vivre désormais en tant que femme. Elle a expliqué qu’elle suivait depuis six mois un traitement médical et une thérapie hormonale : « Ma transformation sera complète dans un an et mon corps sera en harmonie avec mon esprit. »

Bo a expliqué qu’elle se débattait depuis toujours avec son identité sexuelle et songeait depuis plusieurs années à un changement de genre. Si Boudewijn, marié et père de deux enfants, ne s’est pas décidé avant, c’était par crainte de devoir renoncer à son emploi et de bouleverser l’équilibre de sa famille.

Une nouvelle loi

En Belgique, depuis le 1er janvier, les citoyens peuvent faire modifier leurs documents d’identité moyennant une simple déclaration sur l’honneur. L’opportunité pour les personnes transgenres de faire correspondre le genre indiqué sur leur acte de naissance à leur véritable identité.

Bo Van Spilbeeck est très estimée en Belgique et sa décision a suscité de nombreuses réactions chaleureuses. Le jour même, de nombreuses personnes ont manifesté leur soutien, certaines la citant en exemple de courage. La seule réaction hostile est venue du KVHV (Katholiek Vlaams Hoogstudentenverbond), un cercle d’étudiants flamands catholiques et nationalistes.