Catalogne: Carles Puigdemont est-il toujours dans la course à l'investiture? Un message privé sème le doute

ESPAGNE Dans ces messages, Carles Puigdemont commente le report de la séance visant à l’investir mardi au parlement catalan et estime avoir été « sacrifié »...

20 Minutes avec AFP

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Carles Puigdemont, le dirigeant séparatiste catalan en exil, a salué depuis Bruxelles la victoire des indépendantistes aux élections régionales, le 21 décembre 2017.
Carles Puigdemont, le dirigeant séparatiste catalan en exil, a salué depuis Bruxelles la victoire des indépendantistes aux élections régionales, le 21 décembre 2017. — JOHN THYS / AFP

L’indépendantiste Carles Puigdemont est-il encore dans la course pour la présidence de la  la Catalogne ? Le président destitué a admis mercredi avoir eu des « doutes » sur sa candidature, qu’il assure toutefois maintenir, après la diffusion par une télévision espagnole d’un message privé dans lequel il jette l’éponge.

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L’émission El Programa de Ana Rosa de la chaîne privée Telecinco a publié une série de messages adressés mardi soir par Carles Puigdemont à Toni Comin, ancien membre du gouvernement catalan destitué par Madrid. La chaîne a obtenu ces messages en filmant l’écran du téléphone du député Toni Comin, installé comme lui en Belgique, alors qu’il assistait à une réunion du parti nationaliste flamand N-VA.

Tout est « terminé »

Dans ces messages Carles Puigdemont commente le report de la séance visant à l’investir mardi au parlement catalan et estime avoir été « sacrifié » à la suite d’un plan « de Moncloa », le gouvernement espagnol. L’ancien président, destitué par le gouvernement espagnol dès la proclamation de l’indépendance de la Catalogne le 27 octobre, écrit également que tout est « terminé » et qu’il va se consacrer à défendre sa réputation.

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Dans une allocution vidéo publiée au même moment ce mardi, le leader séparatiste assurait pourtant être le seul candidat possible. « Je suis humain et j’ai aussi des moments de doute », a déclaré Carles Puigdemont sur Twitter après la diffusion du message, mais, a-t-il ajouté : « Je ne ferai pas marche arrière, par respect, sens de la reconnaissance et engagement auprès des citoyens du pays. »

Des divisions au sein du camp séparatiste

La nouvelle, reprise dans toute la presse espagnole, intervient au lendemain du report de la séance d’investiture de Carles Puigdemont par le président du parlement catalan Roger Torrent, un séparatiste. Roger Torrent a estimé qu’il devait la reporter pour obtenir des « garanties » permettant sa tenue, en clair sans que Carles Puigdemont risque d’être arrêté.

Mais l’annonce a surpris le groupe parlementaire de Carles Puigdemont, qui a assuré ne pas avoir été consulté, et mis au jour les divisions au sein du camp séparatiste.