Chine: Le pays nie avoir espionné le siège de l'Union africaine

DIPLOMATIE De 2012 à 2017, la Chine aurait récupéré des données de l’Union africaine et placé le siège de l’organisation sur écoutes…

20 Minutes avec agences

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Les participants de la 35e session de l'Union africaine réunis dans la salle principale de l'UA, à Addis Abeba en Éthopie, le 22 janvier 2018.
Les participants de la 35e session de l'Union africaine réunis dans la salle principale de l'UA, à Addis Abeba en Éthopie, le 22 janvier 2018. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Selon une enquête du journal Le Monde, la Chine aurait espionné le siège de l’Union africaine (UA), situé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, de 2012 à 2017. L’ambassadeur de Chine à l’Union africaine Kuang Weilin a qualifié d'« absurdité » ces révélations. L’enquête va selon lui « endommager l’image du journal », mais pas la relation entre la Chine et l’Afrique.

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« Je pense qu’il s’agit d’une histoire sensationnelle, mais elle est aussi complètement fausse et une absurdité », a déclaré le diplomate, en marge du sommet de l’organisation panafricaine qui se déroulait dimanche 28 et lundi 29 janvier.

Des transferts depuis 2012

Grâce à plusieurs sources internes, Le Monde assure que les informaticiens de l’UA se sont rendu compte il y a environ un an que le contenu des serveurs de l’UA était transféré vers d’autres serveurs à Shangaï, en Chine.

Selon ces sources, les transferts auraient eu lieu depuis 2012, date à laquelle s’est achevée la construction du bâtiment flambant neuf de l’Union africaine, offert par la Chine. Les serveurs de l’UA ont été changés en 2017, lorsque cette faille du système a été découverte, et une nouvelle architecture informatique a été déployée.

« Il n’y a rien à espionner »

Le Monde soutient qu’après la découverte des transferts de données vers la Chine, des experts éthiopiens en cybersécurité ont inspecté les salles du bâtiment de l’UA et débusqué des micros placés sous les bureaux et dans les murs. Le président de la Commission de l’UA Moussa Faki a réagi à ces accusations en assurant n’avoir vu « aucune évidence d’espionnage dans ce bâtiment ».

Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn a préféré insister sur l’importance de la relation « forte » et « stratégique » avec la Chine. « Il n’y a rien à espionner, je n’y crois pas », a-t-il assuré. La Chine est le premier partenaire de l’Afrique, avec notamment 149,2 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2016 (selon Pékin).