Royaume-Uni: Une note interne du gouvernement révèle que le Brexit coûtera cher à l'économie britannique

ECONOMIE Selon ce document publié par Buzzfeed, l’économie britannique se détériorera quelle que soit l’issue des négociations que Londres et Bruxelles vont engager…

H. B.

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La Première ministre britannique Theresa May.
La Première ministre britannique Theresa May. — AFP

L’addition risque d’être très salée. Le site Internet Buzzfeed a publié ce lundi une note confidentielle rédigée en janvier par le gouvernement britannique qui chiffre l’impact du Brexit sur l’économie britannique.

Selon le site, le document établit que la croissance annuelle britannique sera inférieure de 2 points de pourcentage aux prévisions actuelles si le pays reste dans le marché unique, de 5 points en cas d’accord commercial, et de 8 points sans accord.

Tous les secteurs de l’économie impactés

Ce document, émanant du ministère du Brexit, révèle donc que l’économie britannique se détériorera, quelle que soit l’issue des négociations que Londres et Bruxelles vont engager, notamment sur le plan commercial.

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La note précise par ailleurs que toutes les régions du pays seront affectées, à commencer par le Nord Est de l’Angleterre, la région de Birmingham et l’Irlande du Nord. Tous les secteurs de l’économie seront également touchés, en particulier les secteurs financiers, la chimie, l’habillement, l’agroalimentaire, l’automobile et la distribution. Seule l’agriculture serait épargnée en cas de « no deal ».

Cette note « n’est qu’un document de travail », se défend Downing Street

Le gouvernement a tenté en début de semaine d’éteindre l’incendie en indiquant qu’il s’agissait seulement d’un « travail initial » qui n’étudiait pas les conséquences en cas d'« accord sur-mesure », solution que cherche à obtenir Downing Street.

Mais le gouvernement de Theresa May est lui-même divisé entre partisans d’une coupure nette avec l’UE ou d’un Brexit « doux » maintenant des liens étroits, et tarde à se positionner sur la question. Le ministre britannique au Commerce international Liam Fox, jusqu’ici partisan d’un Brexit dur, a déclaré mardi au tabloïd Sun que les eurosceptiques devaient « vivre avec la déception » et accepter que le Royaume-Uni puisse opter pour un Brexit « doux ».