Algérie: L'épouse française d'un djihadiste algérien détenue

ALGERIE Son mari est soupçonné d'être un des commanditaires de l'attentat avorté contre une église de Villejuif...

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police algérienne (illustration).
Une voiture de police algérienne (illustration). — Martin Sterba/AP/SIPA

Une Française, épouse d’un djihadiste algérien du groupe Etat islamique soupçonné d’être un des cerveaux d’un attentat avorté contre une église en France en 2015, est détenue en Algérie, où elle a comparu lundi devant un tribunal, selon un quotidien et des sources proches du dossier.

Le quotidien algérien El-Watan a rapporté mardi la comparution la veille devant le tribunal criminel de Boumerdès pour « apologie du terrorisme » et « résidence illégale » d’une ressortissante française, arrêtée en février 2017 dans cette ville située à une cinquantaine de km à l’est d’Alger. Son procès a été reporté sine die à la demande de son avocat.

Son mari soupçonné d’être en lien avec l’attentat avorté contre une église de Villejuif

Cette Française, âgée de 47 ans, sans racines algériennes, est une des épouses de Samir Nouad, alias « Amirouche », a confirmé à l’Agence France Presse à Alger une source proche du dossier.

« Amirouche », Algérien d’une quarantaine d’années et membre de Daesh, est soupçonné d’être un des commanditaires de l’attentat avorté contre une église de Villejuif, en région parisienne. Plusieurs médias français ont fait état de sa mort en avril dernier, lors d’une frappe en Syrie.

Elle n’a a priori « jamais mis les pieds » en Irak ou en Syrie

Le consulat de France à Alger a indiqué avoir rendu visite en détention en août dernier à cette ressortissante française, précisant qu’elle n’avait pas la double nationalité franco-algérienne et qu’elle n’avait pas demandé de protection consulaire.

Selon El Watan, cette Française a été arrêtée en compagnie d’une Algérienne, épouse d’un autre djihadiste algérien ayant lui aussi rejoint Daesh. « Les services de sécurité auraient trouvé en leur possession des documents et des traces sur leurs micro-ordinateurs prouvant qu’elles avaient entretenu des liens avec leurs maris alors qu’ils combattaient dans les rangs de l’EI », écrit le quotidien.

Le consulat de France a indiqué à l’AFP ne pas être en mesure de confirmer ou infirmer les informations rapportées par El Watan. Une source proche du dossier a indiqué que cette Française n’avait a priori « jamais mis les pieds » en Irak ou en Syrie.