Catalogne: Carles Puigdemont reste candidat à la présidence malgré le report de sa séance d'investiture au Parlement

INDEPENDANCE Aucune date n’a pour l’heure été communiquée…

20 Minutes avec AFP
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Le président catalan, Carles Puigdemont, à Bruxelles, le 12 janvier 2018.
Le président catalan, Carles Puigdemont, à Bruxelles, le 12 janvier 2018. — Virginia Mayo/AP/SIPA

Ce ne sera pas pour cette fois. Roger Torrent, le président du parlement catalan, a en effet décidé d’ajourner ce mardi la session d’investiture à la présidence de la Catalogne du chef de file indépendantiste Carles Puigdemont, interdite par la Cour constitutionnelle. Il a en outre accusé cette dernière de violer les droits de millions de Catalans.

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« La séance plénière d’aujourd’hui (…) est reportée » a-t-il ainsi déclaré sans préciser de date. Auparavant, il s’était lancé dans une diatribe contre la Cour constitutionnelle, estimant que le président destitué de la Catalogne avait « tous les droits » d’être candidat.

« Comme cette majorité est maintenue, je ne proposerai aucun autre candidat »

Cette candidature est le fruit « d’une volonté majoritaire des élus de la chambre. Et comme cette majorité est maintenue, je ne proposerai aucun autre candidat », a-t-il ajouté. Il a ensuite expliqué que l’ajournement avait pour but de défendre la tenue d’un débat d’investiture avec « toutes les garanties » pour Carles Puigdemont, autrement dit, sans risque d’arrestation.

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Puigdemont est installé à Bruxelles où il échappe depuis trois mois aux poursuites de la justice espagnole. « Ni la vice-présidente du gouvernement (espagnol) ni le tribunal constitutionnel ne décideront qui doit être le président » de Catalogne, a martelé Roger Torrent.

Des centaines de « Puigdemont » devaient défiler à Barcelone

La journée avait commencé par un avertissement du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy​ à son endroit : « S’il ne respecte pas une résolution des tribunaux, le président du parlement pourrait sans aucun doute être tenu pour responsable ». Puigdemont, destitué par Madrid, est à ce stade le seul candidat à la direction de la région de 7,5 millions d’habitants.

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Le parlement devait débattre de sa candidature à partir de 15 heures et, pendant ce temps, ses partisans avaient prévu de manifester, invités à arborer des masques à l’effigie de leur chef de file, de sorte que des centaines, voire des milliers de « Puigdemont » défilent dans la ville.

Pas de possibilité d’investiture à distance

Ce samedi, la Cour constitutionnelle, saisie par le gouvernement central, avait annoncé qu’en cas d’investiture à distance, le vote ne serait pas valable. Et considéré que Puigdemont devait auparavant demander en personne au juge de la Cour suprême en charge de l’enquête le visant l’autorisation de comparaître devant la chambre.

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Carles Puigdemont a contesté devant la Cour constitutionnelle l’arrêt en cause et le président du parlement a demandé aux juristes de la chambre d’en faire autant.