Davos: Donald Trump, «VRP» des Etats-Unis, clôt le Forum ce vendredi

DIPLOMATIE Personne ne sait quelle sera la teneur de son message…

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump à son arrivée à Davos, le 25 janvier  2018.
Donald Trump à son arrivée à Davos, le 25 janvier 2018. — AFP

Son discours est très attendu ce vendredi au milieu du gotha mondial du libre-échange. Donald Trump, qui se présentera comme le VRP de « L’Amérique d’abord », devra séduire une audience pourtant allergique à son programme protectionniste.

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Toute la station de ski huppée spécule depuis ce mardi sur le message que va délivrer l’imprévisible président américain, lui qui souffle le chaud et le froid en permanence.

« Si vous ne vous faites pas le VRP (…) de votre pays, ça ne marche pas »

La Maison Blanche a par exemple annoncé ce jeudi, alors que la nuit était tombée depuis longtemps sur Davos, que son locataire ouvrait la voie à la naturalisation de 1,8 million de sans papiers. Et, dans le même élan, qu’il allait demander un financement de 25 milliards de dollars au Congrès pour la construction d’un mur frontalier avec le Mexique.

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« Si vous ne vous faites pas le VRP de votre entreprise ou de votre pays, ça ne marche pas », a ensuite expliqué Donald Trump, 71 ans, aux chefs d’entreprises européens avec lesquels il a dîné ce jeudi soir en marge du Forum économique mondial.

« Beaucoup reviennent aux Etats-Unis »

En 2017, ce grand rendez-vous des maîtres de la finance mondiale et des dirigeants politiques avait été frappé d’effroi par le discours très agressif de Donald Trump lors de sa cérémonie d’investiture. Un an plus tard, le milliardaire républicain aura bien du mal à dissiper cette impression auprès d’une audience acquise au libre-échange et au multilatéralisme, des principes qu’il pourfend régulièrement.

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« Le vrai message, c’est que nous voulons une grande prospérité et une grande paix » a dit Donald Trump ce jeudi. « Beaucoup reviennent aux Etats-Unis. Nous constatons d’énormes investissements ». Face à lui, des PDG tels que Joe Kaeser (Siemens), Mark Tucker ( HSBC) ou Patrick Pouyanné (Total), qui n’ont certainement rien à redire à la forte baisse des impôts sur les sociétés décidée aux Etats-Unis. Ni aux niveaux records de Wall Street.

Greenpeace accueille Trump à sa façon

Tous ont mis en avant lors du dîner leurs emplois et investissements aux Etats-Unis, tandis que le président américain, tout sourire, louait leurs succès économiques. Hors de leur vue, l’ONG Greenpeace a, elle, accueilli Donald Trump à sa façon, projetant sur les montagnes enneigées des slogans l’apostrophant sur sa politique climatique ou ses diatribes contre les migrants.

Le président américain et ses lieutenants ont donné des signaux contrastés depuis ce mardi, alors que Davos applaudissait des discours favorables au libre-échange, et débattait des pandémies, des droits des femmes, de l’intelligence artificielle.