«Maison de l'horreur» en Californie: Les demandes d'adoption affluent pour les 13 enfants torturés

ETATS-UNIS « Cela ne veut pas dire que ça va aboutir » a indiqué Kimberly Trone, porte-parole des services sociaux du comté de Riverside…::

20 Minutes avec AFP
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Treize frères et sœurs enfermés, certains enchaînés et affamés par leurs parents, ont été découverts le 15 janvier 2018 par la police dans une «maison de l'horreur» située en Californie.
Treize frères et sœurs enfermés, certains enchaînés et affamés par leurs parents, ont été découverts le 15 janvier 2018 par la police dans une «maison de l'horreur» située en Californie. — Shutterstock/SIPA

De nombreuses offres d’adoption concernant les treize enfants et jeunes adultes, libérés il y a dix jours en Californie après avoir été maintenus captifs et torturés par leurs parents, sont arrivées sur le bureau des services sociaux.

« Il y a eu des offres d’adoption mais (…) cela ne veut pas dire que ça va aboutir » a indiqué à l’AFP Kimberly Trone, porte-parole des services sociaux du comté de Riverside, où vivaient David et Louise Turpin, 57 et 49 ans respectivement, jusqu’à leur arrestation le 14 janvier.

« Beaucoup de ces offres portent sur une adoption des 13 victimes », a-t-elle précisé, tout en notant qu’il restait beaucoup de choses à déterminer au tribunal.

Les parents interdits d’entrer en contact avec leurs enfants

La juge Emma Smith a par ailleurs signé mercredi un ordre interdisant tout type de contact à David et Louise Turpin avec leurs enfants jusqu’en 2021, sauf par l’intermédiaire de leurs avocats.

Les 13 enfants, âgés de 2 à 29 ans, ont été libérés par la police au domicile de leurs parents, où ils étaient séquestrés, dans la petite ville de Perris, au sud-est de Los Angeles. C’est l’une des filles, âgée de 17 ans, qui a donné l’alerte après avoir échappé à la surveillance des parents geôliers.

David et Louise Turpin sont visés par douze chefs d’accusation de torture, douze de séquestration, sept de maltraitance d’un adulte à charge et six de maltraitance ou négligence d’enfant.

Le couple a plaidé la semaine dernière non coupable de tous les chefs d’accusation. Ils risquent la prison à perpétuité. La prochaine audience est prévue le 23 février.