Mahmoud Abbas va demander à l’UE de reconnaître l’État de Palestine

DIPLOMATIE Le président palestinien doit se rendre à Bruxelles, lundi, pour une visite officielle…

20 Minutes avec AFP

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Le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, le 14 janvier 2018.
Le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, le 14 janvier 2018. — Majdi Mohammed/AP/SIPA
  • Mahmoud Abbas effectue une visite à Bruxelles, ce lundi.
  • Il va demander à l’UE de reconnaître l’État de Palestine.
  • Il « reste engagé » dans le processus de paix.

La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël va encore faire des remous, ce lundi. En visite à Bruxelles, Mahmoud Abbas, le président palestinien, va demander à l’Union européenne de reconnaître officiellement l’État de Palestine, a affirmé, dimanche, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki.

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Mahmoud Abbas « attend des ministres européens des Affaires étrangères qu’ils reconnaissent collectivement l’Etat de Palestine » en réponse à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, a déclaré Riyad al-Malki, en soulignant que le président palestinien « reste engagé » dans le processus de paix au Proche-Orient.

Le chef de l’Autorité palestinienne doit être reçu lundi, lors d’un déjeuner de travail, par la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini et les 28 ministres des Affaires étrangères, en marge de leur réunion mensuelle, comme l’avait été le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 11 décembre.

La reconnaissance d’un Etat palestinien pas à l’agenda de Bruxelles

« Si les Européens veulent jouer un rôle, alors ils doivent être équitables dans leur traitement des deux parties et cela devrait commencer avec la reconnaissance de l’Etat de Palestine », a plaidé le chef de la diplomatie palestinienne.

Mais si l’UE veut contribuer à relancer le processus de paix, au point mort depuis 2014, pour sauvegarder la « solution à deux Etats », il est clair que la reconnaissance d’un Etat palestinien, qui dépend d’abord de chaque capitale, n’est pas aujourd’hui sur l’agenda de Bruxelles.

Car malgré le rappel constant des « positions inchangées » de l’UE - sur la solution à deux Etats dans les frontières de 1967, la colonisation israélienne ou le statut de Jérusalem -, les 28 ne peuvent masquer des « divergences de vue et des différences d’approche », reconnaît-on à Bruxelles.

Mahmoud Abbas « reste engagé » dans le processus de paix au Proche-Orient

Tout au plus, selon des sources diplomatiques, les Européens pourraient proposer la perspective d’un « accord d’association » entre l’UE et l’AP, comme il en existe un avec Israël ou le Kosovo. Même si un tel accord doit être signé avec un Etat souverain. La France, notamment, est ouverte à cette idée.

Riyad al-Malki a toutefois estimé que, même si l’Autorité palestinienne est « très sérieuse » à propos d’un accord d’association, il ne saurait se substituer à une reconnaissance en bonne et due forme. « L’un ne remplace pas l’autre. Absolument pas », a-t-il insisté.

Ce dernier a par ailleurs assuré que Mahmoud Abbas « reste engagé » dans le processus de paix au Proche-Orient, face aux craintes de certains Etats membres après le récent discours courroucé du président palestinien déclarant « la fin » des accords de paix d’Oslo (1993), censés conduire au règlement négocié du conflit israélo-palestinien.