Les «Fake News Awards» de Trump font pschitt

WEB La liste a finalement été publiée par le parti républicain, et le site a planté...

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump, le 9 janvier à la Maison Blanche.
Donald Trump, le 9 janvier à la Maison Blanche. — Evan Vucci/AP/SIPA

On attendait mieux de l’ex-présentateur de The Apprentice. Après un teasing insoutenable, le président américain a finalement laissé le parti républicain publier la liste des vainqueurs des Fake News Awards, mercredi soir. Entre un site planté et une liste sans surprise, il n’a pas vraiment réussi son coup.

Le site du parti républicain, qui ressemble à un blog de 2008, n’a pas supporté l’afflux de visiteurs et a planté juste après le tweet de Donald Trump, avec une belle erreur 404.

Une liste sans surprise

« 2017 a été une année de partialité acharnée, de couverture médiatique malhonnête et même de fausses informations éhontées. Des études ont montré que plus de 90 % de la couverture médiatique du président Trump est négative », peut-on lire en introduction de la liste, qui inclut notamment CNN, le New York Times et le Washington Post, cibles habituelles du milliardaire.

En pole position, non pas un journaliste mais Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008 et éditorialiste pour le New York Times. Ce dernier « avait affirmé le jour de la victoire écrasante historique du président Trump que l’économie ne s’en remettrait jamais », alors que les Etats-Unis jouissent aujourd’hui d’une vigoureuse santé économique.

La liste épingle également l’erreur embarrassante d’un journaliste vétéran de la grande chaîne ABC, Brian Ross, qui a été suspendu pendant quatre semaines pour avoir rapporté à tort que Donald Trump avait donné pour instruction à son conseiller Michael Flynn de contacter des émissaires du Kremlin avant son élection en novembre 2016. La liste épingle également CNN, dont trois journalistes ont démissionné après un article rétracté sur des liens entre l’ancien directeur de la communication de la Maison Blanche, Anthony Scaramucci et un fonds d’investissement russe.

Allez, malgré quelques ratés, la presse américaine va continuer de faire son travail, et elle a du boulot : selon PolitiFact, environ deux tiers des déclarations de Donald Trump oscillent entre l’inexactitude et le mensonge.