Pour Silvio Berlusconi, il est «naturel que les femmes soient contentes» d'être courtisées

POLEMIQUE L'ancien chef du gouvernement italien a commenté la tribune publiée par une centaine de personnalités, dont Catherine Deneuve, soutenant «la liberté» des hommes «d'importuner» le sexe opposé...

20 Minutes avec AFP

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Silvio Berlusconi, le 4 décembre 2013.
Silvio Berlusconi, le 4 décembre 2013. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a jugé «naturel que les femmes soient contentes qu'un homme les courtise» en commentant jeudi la tribune publiée par une centaine de personnalités, dont Catherine Deneuve, soutenant «la liberté» des hommes «d'importuner» le sexe opposé.

Un séducteur invétéré

«Il est naturel que les femmes soient contentes qu'un homme les courtise. Je n'ai pas trop l'habitude parce ce sont toujours les femmes qui me courtisent», a plaisanté Silvio Berlusconi sur la chaîne publique italienne Rai Uno. «L'important est que la cour reste dans l'élégance», a ajouté Silvio Berlusconi, 81 ans, connu pour être un séducteur invétéré ainsi que pour son goût assumé pour les jolies jeunes femmes.

Un penchant qui a valu à l'ex-Cavaliere d'être condamné dans l'affaire dite du «Rubygate», en première instance, à sept ans de prison pour prostitution de mineure et abus de pouvoir avant d'être définitivement acquitté en mars 2015 par la Cour de cassation.

Un tollé auprès des féministes

Invité jeudi d'une émission politique, alors que l'Italie est en pleine campagne électorale pour les législatives de mars prochain, Silvio Berlusconi commentait la tribune publiée mardi dans Le Monde par un collectif de chercheuses, écrivaines, comédiennes, dont Catherine Deneuve. Les signataires de cette tribune déclarent: «le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste».

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Ces femmes s'inquiètent en particulier du «puritanisme» et de l'avènement d'«un féminisme qui prend le visage d'une haine des hommes et de la sexualité», dans le sillage de la libération de la parole de femmes agressées sexuellement après l'affaire Weinstein aux Etats-Unis. La tribune a suscité un tollé auprès des féministes et d'une partie de la classe politique.