Etats-Unis: Des démocrates tentent d'évaluer la santé mentale de Donald Trump

ÉTATS-UNIS Les élus ont exprimé leur inquiétude face à « l’instabilité mentale » du président américain et ont demandé l'avis d'une psychiatre…

20 Minutes avec agences
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Le président américain Donald Trump lors d'un discours, le 12 décembre 2017.
Le président américain Donald Trump lors d'un discours, le 12 décembre 2017. — SAUL LOEB

Une dizaine d’élus du Congrès américain, la plupart démocrates, ont consulté en décembre une psychiatre de l’université de Yale afin d’analyser la santé mentale de Donald Trump.

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Un sénateur républicain se serait joint au groupe pour interroger la professeure Bandy Lee, selon CNN et Politico. Elle est aussi auteure du livre Le cas dangereux de Donald Trump, recueil d’essais de psychiatres analysant l’état psychologique du président américain. « Les élus sont inquiets du danger posé par le président, le danger posé par son instabilité mentale pour le pays », a-t-elle expliqué jeudi 4 janvier à CNN.

Vers une commission parlementaire sur « l’incapacité présidentielle » ?

A la Chambre des représentants, 57 élus démocrates (30 % du groupe) ont aussi cosigné une proposition de loi pour créer une commission parlementaire sur « l’incapacité présidentielle » qui déterminerait « si le président est psychologiquement ou physiquement incapable d’assumer les fonctions ».

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a dénoncé des propos « honteux et risibles ». « S’il était inapte (à la fonction), il ne serait probablement pas là où il se trouve, et il n’aurait pas battu le meilleur groupe de candidats que le parti républicain ait jamais connu », a-t-elle dit en allusion aux primaires républicaines de 2016.

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Destituer Donald Trump pour « incapacité » ?

Diagnostiquer un patient sans l’avoir rencontré en consultation contredit les consignes de l’Association psychiatrique américaine, qui appelle ses membres à s’abstenir « de donner un avis professionnel sur l’état mental d’une personne qu’ils n’ont pas évaluée personnellement ».

Outre la destitution, le 25e amendement de la constitution américaine prévoit le remplacement du président des États-Unis si ce dernier est déclaré « dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge ». Le vice-président assume alors la fonction présidentielle.