Iran: L'armée d'élite du régime proclame la fin de la «sédition»

MANIFESTATION Le mouvement de contestation qui a fait 21 morts et entraîné des centaines d’arrestations...

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants anti-Rohani à Dorud, en Iran
Des manifestants anti-Rohani à Dorud, en Iran — AY-COLLECTION/SIPA

Les troubles en Iran, qui ont éclaté le 28 décembre, ont cessé. L’armée d’élite du pouvoir a proclamé la fin du mouvement de contestation qui a fait 21 morts et entraîné des centaines d’arrestations, dans la foulée de manifestations massives de soutien au régime.

Parallèlement, l’Iran s’est plaint auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres d’ingérence des Etats-Unis dans ses affaires intérieures, tout en cherchant à minimiser le mouvement de contestation, le premier de cette ampleur depuis celui de 2009 contre la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, qui avait été violemment réprimé.

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« Fin de la sédition »

Aucune manifestation antirégime n’a été rapportée mercredi. Les autorités ont bloqué sur les téléphones portables les réseaux sociaux Telegram et Instagram, utilisés selon elles pour appeler à protester. « Aujourd’hui nous pouvons annoncer la fin de la sédition », a déclaré mercredi le chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, en soutenant que le nombre de manifestants antirégime n’avait « pas dépassé les 15.000 sur l’ensemble du pays ».

« Un grand nombre de fauteurs de troubles, au centre de la sédition, ont reçu une formation de la contre-révolution », a-t-il dit en référence aux Moudjahidine du peuple, principale formation de l’opposition en exil. Ceux-ci « ont été arrêtés et il y aura une action ferme contre eux ».

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Le général Jafari a également fait valoir que des milliers de personnes avaient été « entraînés » par les Etats-Unis pour « fomenter des troubles en Iran ». Le numéro un iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lui accusé les «ennemis» de l'Iran de porter atteinte au régime, sans les nommer, alors que le président Hassan Rohani a lui parlé d’une « petite minorité » de contestataires.

Nouvelles manifestations pro-régime jeudi

La classe politique en Iran – réformateurs comme conservateurs — s’est positionnée contre les violences lors des manifestations, tout en soulignant la nécessité de trouver une solution aux problèmes économiques, principalement le chômage qui atteint 30 % chez les jeunes.

Mercredi des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays pour apporter leur soutien aux leaders religieux. La télévision d’Etat a montré des images en direct de manifestations massives. « Nous offrons à notre guide le sang qui coule dans nos veines », ont scandé les participants. D’autres manifestations pro-régime sont prévues ce jeudi à Ispahan et Machhad.

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Seules quelques petites protestations sporadiques en province ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et impossibles à vérifier, contrastant avec les précédentes nuits de contestation contre l’austérité économique et le pouvoir.