Séoul répond à la main tendue de Pyongyang en proposant des pourparlers

DIALOGUE Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53), les deux Etats rivaux sont séparés par la Zone démilitarisée (DMZ), l’une des frontières les plus fortement armées du monde...

20 Minutes avec AFP

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Kim Jong-un
Kim Jong-un — Wong Maye-E/AP/SIPA

Vers un apaisement entre les deux Corée ? Séoul a proposé ce mardi de tenir des discussions de haut niveau avec Pyongyang dans une semaine, le 9 janvier, afin d’améliorer les relations entre les deux pays après la main tendue de Kim Jong-Un qui a évoqué une participation nord-coréenne aux jeux Olympiques d'hiver.

Le dirigeant nord-coréen s’est servi de son adresse à la nation du Nouvel An pour répéter que son pays était un Etat nucléaire à part entière et qu’il avait en permanence à sa portée le « bouton nucléaire ». Mais parallèlement, il a tendu un rameau d’olivier au Sud en expliquant que Pyongyang pourrait participer aux JO de d’hiver de Pyeongchang, qui se déroulent du 9 au 25 février.

La dénucléarisation au cœur du dialogue ?

« Nous espérons que le Sud et le Nord pourront s’asseoir face à face pour discuter de la participation de la Corée du Nord aux jeux de Pyeongchang de même que d’autres questions d’intérêt mutuel pour l’amélioration des relations intercoréennes », a déclaré le ministre sud-coréen de l’Unification Cho Myoung-Gyon lors d’une conférence de presse.

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Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53), les deux Etats rivaux sont séparés par la Zone démilitarisée (DMZ), l’une des frontières les plus fortement armées du monde. Les derniers pourparlers bilatéraux remontent à 2015.

Le président sud-coréen Moon Jae-In a salué les propos de son homologue nord-coréen comme une occasion de relancer le dialogue. Il a toutefois souligné que l’amélioration des relations bilatérales devait s’accompagner de mesures en vue de la dénucléarisation.