Pour la Corée du Nord, les nouvelles sanctions de l'ONU sont un «acte de guerre»

DIPLOMATIE Le conseil de sécurité de l'ONU a durci les mesures de rétorsions contre la Corée du Nord après que le pays a fait savoir qu'il était un état nucléaire à part entière...

20 Minutes avec AFP

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Kim Jong-un assiste au tir d'un missile près de Pyongyang, le 29 août 2017.
Kim Jong-un assiste au tir d'un missile près de Pyongyang, le 29 août 2017. — Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

La Corée du Nord a qualifié ce dimanche d'«acte de guerre» les nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU. «Nous rejetons totalement les dernières sanctions de l'ONU (...) comme une atteinte violente à la souveraineté de notre république et un acte de guerre qui détruit la paix et la stabilité de la péninsule coréenne et de la région», a déclaré le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA.

Etat nucléaire à part entière

Le Conseil de sécurité de l'ONU a durci vendredi les mesures de rétorsion contre la Corée du Nord par un vote unanime sur une résolution américaine, en ciblant le pétrole et les travailleurs nord-coréens à l'étranger. Le régime nord-coréen a considérablement accéléré ces deux dernières années le développement des programmes interdits, en multipliant les essais nucléaires et balistiques.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a proclamé le 29 novembre que son pays était devenu un Etat nucléaire à part entière après avoir testé avec succès un nouveau type de missile capable selon lui de frapper n'importe où aux Etats-Unis.

Neuvième vague de sanctions contre la Corée du Nord

Il s'agit du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques contre Pyongyang. Les trois derniers ont été adoptés cette année sous l'impulsion des Etats-Unis après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

La résolution de vendredi vise notamment les expatriés nord-coréens, dont la totalité devraient être renvoyés chez eux d'ici fin 2019. Le projet prévoyait initialement un délai de douze mois, mais la Russie est intervenue pour prolonger le délai. Plusieurs dizaines de milliers de Nord-Coréens ont été disséminés à l'étranger, principalement en Russie et en Chine, pour travailler et générer de précieuses devises pour leur pays d'origine. Selon l'ONU, ils travaillent dans des «conditions proches de l'esclavage».

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Mais, surtout, le texte alourdit des dispositions de précédentes résolutions, en particulier en réduisant davantage les livraisons à la Corée du Nord de pétrole brut et raffiné qui proviennent majoritairement de Chine. Et si Pyongyang réalise de nouveaux essais nucléaires ou procède à de nouveaux tirs de missiles, le Conseil «agira pour réduire encore les exportations de pétrole vers la Corée du Nord», prévient la résolution.

Force est cependant de constater que sanctions et menaces n'ont pas dissuadé Pyongyang dans sa fuite en avant vers l'arme atomique.