Corée du Nord: Le Conseil de Sécurité de l'ONU adopte de nouvelles sanctions

BRAS DE FER Même la Chine, d'ordinaire plutôt conciliante avec la Corée du Nord, a voté la résolution américaine...

G. N. avec AFP

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L'ONU a une nouvelle fois durci les sanctions contre le régime de Kim Jong-un.
L'ONU a une nouvelle fois durci les sanctions contre le régime de Kim Jong-un. — DELETREE/SIPA

Le Conseil de sécurité de l'ONU a durci vendredi les sanctions contre la Corée du Nord par un vote unanime sur une résolution américaine. Il s’agit du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques, dont les trois derniers ont été adoptés sous l’impulsion des Américains après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord. Depuis septembre 2016, elle a mené un essai nucléaire – son sixième - et plusieurs tirs de missiles interdits par les Nations unies.

Washington avait déposé jeudi un projet de résolution après des négociations avec la Chine, alliée de Pyongyang, à la suite d'un nouvel essai de missile balistique intercontinental (ICBM) le 28 novembre. Les quinze membres du Conseil, présidé en décembre par le Japon, ont approuvé le texte peu avant 13h30 (18h30 GMT).

Réduire les livraisons de pétrole

Cette initiative intervient alors que ni les Etats-Unis, ni la Corée du Nord ne montrent des velléités d’engager des pourparlers pour mettre fin à la crise sur la péninsule coréenne. Le président américain Donald Trump a menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque contre les Etats-Unis, tandis que Pyongyang affirme que la communauté internationale doit l’accepter comme une puissance nucléaire.

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La résolution vise notamment les expatriés nord-coréens, dont la totalité devraient être renvoyés chez eux d’ici fin 2019. Le projet prévoyait douze mois. Plusieurs dizaines de milliers de Nord-Coréens ont été disséminés à l’étranger, principalement en Russie et en Chine​, pour travailler et générer de précieuses devises pour leur pays d’origine. Selon l’ONU, ils travaillent dans des « conditions proches de l’esclavage ».

Mais, surtout, la résolution alourdit certaines dispositions de précédentes résolutions, en particulier en amenuisant davantage les livraisons de pétrole brut et raffiné qui proviennent majoritairement de Chine. Les approvisionnements en produits pétroliers devraient en conséquence reculer de 75 %, et non 90 % comme le prévoyaient à l’origine les Etats-Unis.