Sicile: Le brancardier tuait des personnes en fin de vie au profit de pompes funèbres liées à la mafia

FAITS DIVERS Le brancardier était rétribué 300 euros pour chaque défunt par les pompes funèbres liées à la mafia…

20 Minutes avec agences

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Un brancardier sicilien tuait des personnes en fin de vie au profit d'entreprises de pompes funèbres liées à la mafia (illustration).
Un brancardier sicilien tuait des personnes en fin de vie au profit d'entreprises de pompes funèbres liées à la mafia (illustration). — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Les morts et les familles en deuil leur ont rapporté gros. En Sicile, les policiers de Catane ont arrêté jeudi un brancardier soupçonné d’avoir tué des personnes en fin de vie, moyennant rétribution, pour favoriser l’activité d’entreprises de pompes funèbres liées à la mafia.

Le brancardier, âgé de 42 ans, aurait provoqué la mort d’au moins trois personnes âgées, malades en stade terminal, en leur injectant de l’air dans les veines pendant leur transfert en ambulance entre l’hôpital et leur domicile, où ils devaient finir leurs jours.

Profiter des familles en détresse

L’homme avertissait ensuite des entreprises locales de pompes funèbres, qui profitaient de la détresse des familles endeuillées pour leur proposer des services funéraires, selon un repenti qui a révélé l’affaire à la télévision italienne.

« Comme les victimes étaient en fin de vie, et qu’elles seraient mortes de toute façon, il leur injectait de l’air dans les veines et le malade mourait par embolie », a ainsi raconté le collaborateur de justice.

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Rétribué 300 euros pour chaque mort

Pour chaque défunt, le brancardier était payé 300 euros par les entreprises de pompes funèbres dont il était le complice, a-t-il indiqué.

Deux autres brancardiers sont entendus par la police pour des faits similaires dans le cadre de l’enquête qui porte sur une cinquantaine de décès suspects depuis 2012.

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