Italie: Le sapin de Noël de la ville de Rome moqué sur Internet

PAS ESPRIT DE NOEL La mairie a ouvert une enquête pour déterminer les causes de l'agonie...

20 Minutes avec AFP
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Le sapin de Noël déplumé installé Piazzia Venezia à Rome.
Le sapin de Noël déplumé installé Piazzia Venezia à Rome. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

« Défraîchi », « déplumé », « brosse à toilettes »… Le sapin de Noël de Rome, flétri bien avant le 25 décembre, est devenu la risée des internautes, à tel point que la mairie a décidé d’ouvrir une enquête pour déterminer les causes de cette agonie prématurée.

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Prévu pour trôner pendant au moins un mois sur la Piazza Venezia, dans le centre de la capitale italienne, le sapin a rapidement montré des signes de faiblesses et sa ramure avachie est devenue la cible des persifleurs sur les réseaux sociaux.

« Mort à peine arrivé »

« Le sapin de Rome est donc sec, mort à peine arrivé. C’est la métaphore de ce qui fut une capitale », écrit l’un d’eux sur Twitter tandis qu’un autre demande : « A quelle heure ouvre la chapelle ardente ? »

Nombreux sont ceux qui comparent « l’agonie du sapin » à la gestion calamiteuse du Mouvement 5 Etoiles (populiste), dont la représentante Virginia Raggi a été élue maire en juin 2016. « Comme si le foutoir qu’ils ont mis depuis un an et demi ne suffisait pas, il faut supporter cette misère », écrit un Romain.

« Le sapin aura tenu plus ou moins aussi longtemps qu’un adjoint à la mairie », raille un autre en faisant allusion à la valse des adjoints qui a marqué le début de mandat de Virginia Raggi.

Une erreur lors du transport ? 

« En Russie, ils ont même baptisé notre sapin mourant "brosse à toilettes" », ironise ce mardi le quotidien de la capitale Il Messaggero.

Un flot de critiques qui a poussé Virginia Raggi à ordonner un « rapport technique urgent » à ses services. Selon les premiers éléments de l’enquête, il semblerait que le sapin « n’ait été que partiellement recouvert pendant son transport » depuis une forêt des Dolomites, dans le nord du pays, selon Il Messaggero.

Une explication qui, « si elle ne privera pas la capitale d’une honte internationale, permettra peut-être de faire baisser la facture », conclut le journal qui précise que l’opération a coûté 48.000 euros à la ville.