Reporters sans frontières: Avec 65 journalistes tués dans le monde, 2017 est l'année la moins meurtrière depuis quatorze ans

PRESSE Ce chiffre, en recul par rapport à 2016, est à relativiser…

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration de Reporters sans frontières.
Image d'illustration de Reporters sans frontières. — PHILIPPE LOPEZ

C’est un bilan en baisse par rapport à 2016. Reporters sans frontières (RSF) rapporte dans son analyse annuelle publiée ce mardi que 65 journalistes ont été tués en 2017, (79 tués l’an dernier, soit une baisse de 18 % cette année), parmi lesquels 50 professionnels, sept « journalistes-citoyens » (blogueurs) et huit « collaborateurs des médias ».

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L’année 2017 est même l’année la moins meurtrière pour les journalistes professionnels depuis quatorze ans, note l’ONG basée à Paris. Pourtant, s’il est dû en partie à une meilleure protection des reporters, ce bilan est à relativiser car RSF souligne que les pays dangereux « se vident de leurs journalistes », poussant ainsi mécaniquement le décompte à la baisse.

Le Mexique, pays en paix le plus dangereux pour les journalistes

« C’est le cas de la Syrie, de l’Irak, du Yémen, de la Libye où l’on assiste à une hémorragie de la profession », déplore l’ONG. Hormis ces pays en guerre, le Mexique, où « des cartels et des politiques locaux font régner la terreur » et contraignent de nombreux journalistes à se taire ou à partir, est le pays en paix le plus dangereux au monde pour les reporters.

Les journalistes qui y traitent de la corruption de la classe politique ou du crime organisé sont quasi-systématiquement visés, menacés, voire exécutés. Javier Valdez Cardenas, journaliste chevronné de 50 ans, collaborateur de l’AFP et de médias locaux, avait par exemple été froidement assassiné le 15 mai dernier.

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Le podium des pires pays demeure inchangé

Sur les 65 journalistes (professionnels et non-professionnels) tués au cours de l’année 2017, 39 ont été assassinés (ou sciemment visés) et 26 ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions. Le podium mortifère reste inchangé par rapport à 2016 : la Syrie​ demeure le pays le plus meurtrier pour les reporters avec 12 journalistes tués recensés, devant le Mexique (11), l’Afghanistan (9), l’Irak (8) et les Philippines (4).

RSF salue toutefois « la prise de conscience croissante » par les institutions internationales et les médias de la nécessité de mieux protéger les journalistes ainsi que la multiplication des campagnes menées en ce sens ».