Arche de Zoé: les enfants retrouveront leur famille à partir de vendredi

SCANDALE Plus de quatre mois après l’affaire, les enfants n’ont toujours pas regagné leurs foyers…

Ch. L avec agences

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Des parents des 103 enfants que L'Arche de Zoé voulait emmener du Tchad vers la France ont accusé lundi, devant la Cour criminelle de N'Djamena, les membres français de l'association jugés pour "tentative d'enlèvement" d'avoir "volé" leurs petits
Des parents des 103 enfants que L'Arche de Zoé voulait emmener du Tchad vers la France ont accusé lundi, devant la Cour criminelle de N'Djamena, les membres français de l'association jugés pour "tentative d'enlèvement" d'avoir "volé" leurs petits — Pascal Guyot AFP

Les 103 enfants que l'association française Arche de Zoé avait tenté de faire sortir du Tchad vont commencer à être réunis à leur famille vendredi, a annoncé mardi à Genève le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Depuis que les autorités tchadiennes ont empêché le départ des enfants pour la France le 25 octobre, ces derniers étaient pris en charge par l'Unicef dans un orphelinat d'Abéché, une ville de l'est du Tchad, où tous sauf six ont été formellement identifiés.

La semaine dernière, le ministère tchadien des Affaires sociales a donné son accord à la réunification de ces enfants avec leur famille.

Six enfants non identifiés


Deux autocars transportant 83 d'entre eux vont donc quitter Abéché vendredi à destination de la localité d'Adré, à la frontière soudanaise, d'où ils sont originaires. 14 autres partiront la semaine prochaine vers Tiné, une autre ville frontalière.

Les six enfants qui n'ont pas été identifiés resteront à Abéché alors que se poursuit la recherche de leur famille.

«Tous les enfants recevront des vêtements, un matelas et des moustiquaires pour rester dans leur famille», a indiqué la porte-parole de l’Unicef Miranda Eeles. «L'Unicef continuera à les soutenir en matière d'éducation, de santé et d'alimentation», a-t-elle ajouté.

Les raisons du retard

Pourquoi une réunion si tardive des enfants avec leurs familles? Pour expliquer ce retard, les responsables locaux ont mis en avant le «choc» que risquent de subir les enfants, choyés à Abéché par l'assistance sociale, la Croix-Rouge tchadienne et des organisations internationales, lors du retour dans leurs villages, isolés et dépourvus de tout.

De leur côté, les familles des enfants n'ont toujours rien vu des 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts réclamés par la justice tchadienne aux condamnés de l'Arche de Zoé, transférés en France après leur jugement.

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