La carte de la honte

SLATE Visite guidée des scandales sexuels de Washington

Par Chadwick Matlin, traduit par 20minutes.fr

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La carte des scandales sexuels de Washington
La carte des scandales sexuels de Washington — Google Map

Les aventures d’Eliot Spitzer, alias le «Client numéro 9» de l’hôtel Mayflower (Ndlt: le gouverneur démocrate soupçonné d’être impliqué dans une affaire de prostitution), ne sont que les dernières d’une longue série d’imprudences sexuelles commises à Washington par l’élite politique.

Double-cliquez sur la carte ci-dessous pour zoomer (double-clic droit pour dézoomer). Pour en savoir plus sur les autres politicards pris dans les filets de la tentation favorite de cette ville, cliquez sur les photos.



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Le Président Bill Clinton, 1600 Pennsylvania Ave. NW

En 1995, Bill Clinton et Monica Lewinski, stagiaire à la Maison Blanche, ont commencé à avoir des relations sexuelles dans le Bureau oval… des relations qui ont marqué à jamais cette robe bleue. La liaison a abouti à une procédure d’impeachment et à une censure au Congrès.

Le républicain Gary Condit, 2600 block of Adams Mill Road NW

Condit dément toujours une quelconque aventure avec la stagiaire Chandra Levy, qui a disparu en 2001 et a été retrouvée morte en 2002. La mère de Chandra affirme que sa fille lui a avoué avoir eu une liaison avec Condit. Celui-ci a toujours évité de répondre directement aux questions sur cette relation, mais il a réussi le test du détecteur de mensonge en disant qu’il ne savait rien sur sa disparition.

Le républicain Mark Foley, 137 D St. SE

Foley a reconnu avoir envoyé des messages sexuellement explicites à des «pages» (lycéens qui travaillent au Congrès) et a démissionné de la Chambre des représentants en 2006. Il a avoué avoir dit à l’un d’entre eux qu’il était «bien foutu». De nombreux pages ont affirmé avoir eu des relations sexuelles avec Foley chez lui, mais après leurs 18 ans.

Le républicain Barney Frank, 8th Street SE

L’assistant de Frank, Stephen Gobie, a été inculpé pour avoir dirigé un réseau de prostitution à partir de l’appartement de Frank. Après que ces accusations ont été rendues publiques, Frank a avoué avoir payé Gobie, dans le passé, pour coucher avec lui. En 1990, il a été réprimandé par la Chambre des représentants pour s’être arrangé pour faire annuler des contraventions de Gobie, mais a été disculpé pour les allégations plus sérieuses, liées au sexe.

Le républicain Newt Gingrich, Rayburn House Office Building

Alors que le président de la Chambre des représentants dénonçait la relation de Clinton et Lewinski, il avait lui-même une liaison avec Callista Bisek, une assistante parlementaire. Gingrich a fini par divorcer de sa femme et se marier avec Bisek.

Le sénateur Gary Hart, 517 Sixth ST. SE

En 1988, juste après avoir annoncé sa candidature à la présidentielle, des rumeurs ont dit que Hart entretenait des relations extraconjugales. Des reporters du Miami Herald ont fini par surveiller la maison de Hart et par surprendre Donna Rice y entrant et en ressortant le matin suivant. Cette révélation a anéanti les chances de Hart de gagner l’investiture démocrate et a mis un terme à sa carrière politique.

Le républicain Wayne Hays, Longworth House Office Building

En 1976, le Washington Post a révélé que Elisabeth Ray, l’assistante de Hays, était en fait sa maîtresse. Hays a nié pendant deux jours. Il a fini par avouer sa relation mais a continué à nier avoir engagé Ray juste pour son habilité sexuelle. «Je ne sais pas taper à la machine ou ranger les dossiers, je ne sais même pas répondre au téléphone», a-t-il expliqué au Post.

Le républicain John Jenrette, sur les marches du Capitole

Jenrette et sa femme Rita ont eu une relation sexuelle sur les marches du Capitole, donnant ainsi un nouveau sens à l’expression «obstruction parlementaire»…

Le sénateur Ted Kennedy (avec l’aimable participation de Chris Dodd), La Brasserie, 239 Massachusetts Ave. NE

En 1985, Kennedy a enjambé une serveuse qui était assise sur les genoux de son ami le démocrate Chris Dodd et il a frotté son sexe contre le sien. Deux ans plus tard, il revient, et une autre serveuse le surprend en train de faire l’amour avec une lobbyiste dans une chambre privée à l’étage.

Le républicain Wilbur Mills, Tidal Basin, près du Jefferson Memorial

En 1974, la carrière politique de Mill tombe à l’eau quand une strip-teaseuse bondit hors de sa voiture et plonge dans le «Tidal Basin» (Washington), alors que la police lui avait demandé de se garer. Mills, marié, prenait du bon temps avec elle depuis plus d’un an. Il a plus tard quitté le Congrès, après avoir été aperçu dans un club de strip-tease de Boston.

Le stratège Dick Morris, Jefferson Hotel, 1200 16th St. NW

Morris discutait des affaires de la Maison Blanche en léchant les orteils d’une prostituée. Il a démissionné le jour où Clinton a été renommé à la Convention démocrate.

Le sénateur Robert Packwood, côté Sénat du Capitole

En 1992, près de 12 membres de l’équipe de Packwood l’ont accusé de leur avoir fait des avances quand elles travaillaient pour lui au Sénat. Il a d’abord nié, puis il a prétendu avoir tendance à noyer son chagrin dans l’alcool. Packwood a démissionné en 1995.

Le républicain Don Sherwood, 110 D St. SE

Sherwood a eu une aventure avec Cynthia Ore, une immigrante péruvienne, et lui a arrangé un stage au Capitole. Cette relation a été révélée quand Ore a appelé la police pour dénoncer des violences conjugales. Tous deux sont parvenus à un règlement à l’amiable et Sherwood n’a pas été réélu.

Le gouverneur Eliot Spitzer, Hotel Mayflower, 1127 Connecticut Ave. NW

Notre plus récente entrée: Spitzer. Il a payé 4.300$ pour coucher avec une prostituée connue sous le nom de Kristen. Spitzer est réputé pour être un client difficile, qui demande parfois aux femmes de faire «des choses que vous pourriez trouver pas sures» (témoignage de prostituée).

Le sénateur David Vitter, lieu inconnu

En étudiant les enregistrements téléphoniques de Deborah Jeane Palfrey, «Madame D.C.», le magazine Hustler a réussi en 2007 à forcer Vitter à admettre qu’il avait jadis été un de ses clients. Vitter avait téléphoné cinq fois à Palfrey et était aussi soupçonné d’être un client habituel d’une maison close de la Nouvelle Orléans.

Posté mardi 11 mars