Le dernier membre de l'équipe Arthus-Bertrand a pu rentrer en France

ARGENTINE C'est l'épilogue de la triste équipée argentine de Yann Arthus-Bertrand...

Avec agence

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Le photographe français Yann Arthus-Bertrand a pu quitter mardi l'Argentine où il avait été arrêté mercredi dernier à la suite d'une plainte pour escroquerie qui visait surtout, selon lui, à l'empêcher de terminer le tournage d'un documentaire sur un barrage controversé.
Le photographe français Yann Arthus-Bertrand a pu quitter mardi l'Argentine où il avait été arrêté mercredi dernier à la suite d'une plainte pour escroquerie qui visait surtout, selon lui, à l'empêcher de terminer le tournage d'un documentaire sur un barrage controversé. — Miguel Colman AFP

C'est l'épilogue de la triste équipée argentine de Yann Arthus-Bertrand. Bernard Chaudot, dernier membre de son équipe de production encore bloqué en Argentine, a pu quitter mercredi le pays où il était retenu depuis le 20 février à la suite d'une plainte pour défaut de paiement de l'agence de voyages ayant organisé le séjour de l'équipe.

«Bernard est passé au Brésil où il a embarqué dans un vol à destination de la France», a déclaré à l'AFP Me Marcelo Cippitelli. L'équipe du photographe français, célèbre dans le monde pour ses images de la terre vue du ciel, avait été arrêtée le 20 février à Posadas (nord-est) après le dépôt de cette plainte par une agence de voyages d'Iguazu où cette équipe avait été transférée le jour de son arrestation.

Libérés sous caution, les membres de l'équipe, dont M. Arthus-Bertrand, avaient reçu l'ordre de ne pas quitter cette ville frontalière avec le Brésil. Six jours plus tard, un juge local avait accepté de les laisser repartir en France, à condition que l'un d'entre eux, Bernard Chaudot, responsable de la production, reste sur place.

Arthus-Bertrand estime toujours avoir été victime d'un «coup monté»


Le juge a finalement accepté de laisser rentrer en France M. Chaudot, moyennant le versement de 10.000 euros, sur un compte à disposition de la justice, selon Me Cippitelli. Cette somme est venue s'ajouter à un premier paiement de 18.000 euros effectué fin février par la Société européenne de production, responsable du tournage en Argentine.

Yann Arthus-Bertrand s'est toujours défendu de toute malversation et estime avoir été victime d'un «coup monté» à la suite du reportage qu'il avait commencé à tourner sur le barrage de Yacireta près de Posadas dans la province de Missiones (nord-est). L'énorme barrage, «monument de la corruption», selon l'ex-président argentin Carlos Menem, a été inauguré en 1998 à la frontière entre l'Argentine et le Paraguay. Sa construction, qui a provoqué l'expulsion de milliers de personnes, avait été vivement critiquée.