VIDEO. Au moins 6.700 Rohingyas personnes tués en Birmanie le premier mois des violences

VIOLENCES « Le nombre de décès est vraisemblablement sous-estimé », a précisé le Dr Wong de Médecins sans frontières...

20 Minutes avec AFP

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Un camp de réfugiés à Kutupalong, au Bangladesh
Un camp de réfugiés à Kutupalong, au Bangladesh — Maruf Hossain/SIPA

Médecins sans frontières a estimé ce jeudi qu’au moins 6.700 Rohingyas, dont 730 enfants de moins de cinq ans, ont été tués uniquement lors du premier mois d’une campagne militaire dans l’ouest de la Birmanie entre le 25 août et le 25 septembre.

« Le nombre de décès est vraisemblablement sous-estimé », a précisé le Dr Wong de MSF, qui a interrogé plus de 11.000 réfugiés au Bangladesh.

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L’exode se poursuit

Plus de 640.000 musulmans rohingyas y ont trouvé refuge depuis fin août pour fuir ce que les Nations unies qualifient d'«épuration ethnique».

Jusqu’ici, l’armée birmane avait évoqué environ 400 morts du côté des « terroristes » rohingyas ayant lancé les hostilités fin août.

Les chiffres de MSF ne couvrent que le premier mois des violences, mais l’exode se poursuit encore aujourd’hui et les personnes qui fuient « disent avoir subi des violences ces dernières semaines ». Pour l’ONG, « l’ampleur et la nature des violences mises au jour sont effroyables ».

Des familles entières décimées

« Nous avons entendu des personnes raconter que des familles entières avaient péri après que les forces armées les ont enfermées dans leurs maisons avant d’y mettre le feu », raconte le Dr Wong. Les enquêtes montrent que 69 % ont été tués par balles, 9 % ont été victimes de brûlures mortelles, 5 % de tabassages.

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La campagne de répression de l’armée birmane commencée le 25 août faisait suite à des attaques de postes de police par les rebelles de l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA).

Les musulmans rohingyas représentent la plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire. Victimes de discriminations, ils n’ont pas de papiers d’identité, ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Et ils n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux.