Birmanie: De possibles «éléments de génocide» contre les Rohingyas selon l'ONU

REFUGIES Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a réclamé l’ouverture d’une enquête internationale…

20 Minutes avec AFP

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Des réfugiés rohingyas arrivent au Bangladesh par la mer, le 14 septembre 2017.
Des réfugiés rohingyas arrivent au Bangladesh par la mer, le 14 septembre 2017. — Dar Yasin/AP/SIPA

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a estimé ce mardi qu’il existait des « éléments de génocide » visant les musulmans Rohingyas en Birmanie et a réclamé l’ouverture d’une enquête internationale.

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Quelque 626.000 Rohingyas, soit plus de la moitié de cette communauté musulmane concentrée dans le nord de l’Etat Rakhine (ouest de la Birmanie), ont fui les violences et se sont réfugiés au Bangladesh voisin depuis fin août.

« Est-ce que quelqu’un peut nier la présence possible d’éléments de génocide ? »

« Considérant la discrimination systématique dont sont victimes les Rohingyas (…) les tortures ou mauvais traitements (…) les déplacements forcés et la destruction systématique des villages (…) est-ce que quelqu’un peut nier la présence possible d’éléments de génocide ? », a demandé Zeid Ra’ad Al Hussein lors d’une session spéciale du Conseil des droits de l’homme à Genève.

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Condamnant les attaques « massives, systématiques et d’une brutalité choquante » visant cette communauté, qui constitue la plus grande population apatride du monde, il a demandé aux 47 Etats membres du Conseil « de prendre les actions appropriées pour mettre un terme maintenant à cette folie ».

L’armée birmane explique qu’elle doit faire face à une rébellion d’extrémistes

L’ONU a déjà dénoncé à plusieurs reprises une « épuration ethnique » menée par les autorités birmanes, majoritairement bouddhistes. L’armée birmane se défend en affirmant qu’elle doit faire face à une rébellion d’extrémistes musulmans.

Le haut-commissaire a regretté que l’accès à l’Etat Rakhine n’ait pas été accordé à ses enquêteurs. Il a demandé au Conseil de recommander à l’Assemblée générale de l’ONU de mettre sur pied un « nouveau mécanisme impartial et indépendant (…) pour aider des enquêtes criminelles individuelles sur les responsables ».