Etats-Unis: Une retraitée américaine arrêtée pour avoir fabriqué du poison mortel

FAITS DIVERS La retraitée concoctait elle-même de la ricine avant d’en faire prendre à ses voisins, selon le FBI…

Claire Planchard

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Illustration d'une maison de retraite.
Illustration d'une maison de retraite. — SUZAN THIERRY/SIPA

Une petite cuisine qui aurait pu devenir mortelle. Betty Miller, une retraitée américaine de 70 ans a été arrêtée jeudi pour avoir fabriqué dans sa cuisine d’une résidence pour personnes âgées du Vermont, de la ricine. Un poison violent qu’elle faisait prendre ensuite à ses voisins, a rapporté la police fédérale américaine (FBI).

Une bouteille portant l’étiquette « ricine » découverte dans son appartement

Ses agissements n’ont apparemment fait aucune victime mais l’improbable passe-temps de la septuagénaire a entraîné une descente inhabituelle du FBI dans cette bucolique résidence du nord des Etats-Unis.

Le FBI avait été alerté par l’identification d’une substance dangereuse à la « Wake Robin retirement home » en début de semaine et avait découvert une bouteille portant l’étiquette « ricine » dans l’appartement de Betty Miller. Des tests ont prouvé qu’il s’agissait de la substance mortelle.

« Tester » la puissance du poison sur les autres résidents

Selon le FBI, Betty Miller a déclaré que « les poisons à base de plantes étaient un sujet qui l’intéressait et qu’elle avait effectué des recherches sur internet pour savoir comment les fabriquer ».

« Elle a affirmé qu’elle avait fabriqué de la ricine dans sa cuisine de la résidence Wake Robin et que, pour en tester la puissance, elle en avait mis dans de la nourriture ou des boissons consommées par d’autres résidents », a précisé le FBI dans son communiqué.

Des experts du FBI en charge des armes de destruction massive (FBI WMD) ont ensuite été dépêchés sur place et ont retrouvé d’autres quantités de ricine dans l’appartement ainsi que des composants végétaux tels que des pommes, du bois d’if, des cerises et des digitales, qui peuvent tous être utilisés pour la fabrication de poisons.

La retraitée délogée

Des responsables ont assuré que « toutes les menaces présentées par les substances retrouvées dans l’appartement de Mme Miller avaient été neutralisées ».

La résidence Wake Robin a pour sa part écrit qu’il s’agissait « d’un évènement isolé » et que « personne n’avait été évacué ». Son texte intitulé « Communiqué sur les évènements inhabituels survenus cette semaine » assure en revanche que Betty Miller ne reviendra pas à Wake Robin.