CHINE

Pékin aurait déjoué des tentatives d'attentats

Ce sont les séparatistes du Xingiang qui sont accusés d'avoir tenté «de provoquer une catastrophe aérienne» et de préparer des attaques contre les JO...

La Chine ferait face à une série de tentatives d’attentats. Coup sur coup dimanche, la presse chinoise et les autorités du pays ont fait état d’attentats en préparation. A chaque fois, ce sont les séparatistes du Xinjiang, une région à majorité musulmane du nord-ouest de la Chine, qui sont montrés du doigt.

Dimanche, un responsable de cette région cité dimanche par l'agence Chine Nouvelle, a déclaré qu’un avion de la compagnie China Southern Airlines a été obligé d'atterrir à Lanzhou, capitale de la province de Gansu voisine du Xinjiang, car «certaines personnes tentaient de provoquer une catastrophe aérienne».

L'équipage serait venu à bout des assaillants et tous les passagers et membres d'équipage sont sains et sauf, a ajouté le responsable. Une source qui a souhaité rester anonyme, a assuré à l'agence Reuters qu'au moins deux passagers du volCZ6901 avaient été interpellés pour être interrogés et que du matériel inflammable avait été découvert dans les toilettes de l'avion.

Dimanche toujours, un autre responsable chinois cité par les médias officiels a déclaré que des séparatistes présumés tués en début d'année dans le Xinjiang, préparaient un attentat contre les prochains jeux Olympiques de Pékin.

«Visiblement, le groupe avait prévu un attentat visant les jeux Olympiques» qui doivent se dérouler du 8 au 24 août, a indiqué Wang Lequan, chef du Parti communiste de la région du Xinjiang, en marge de la réunion à Pékin du parlement chinois.

Les autorités chinoises avaient démantelé fin janvier un groupe séparatiste qui préparait des attentats au Xinjiang.

Près de dix millions de musulmans, dont les Ouïgours, une minorité turcophone, vivent dans la région autonome du Xinjiang, sur les 18 millions de musulmans que compte la Chine. Certains groupes continuent à se battre pour l'indépendance du Turkestan oriental, qui a connu une existence éphémère avec deux Républiques entre 1930 et 1949.