Italie: Trois institutrices interpellées pour avoir maltraité leurs élèves, le pays est sous le choc

ENQUETE Le «trio de l’enfer» comme le surnomment de nombreux médias italiens a été confondu par 11 caméras de surveillance...

M.P.

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Ecole maternelle (illustration).
Ecole maternelle (illustration). — WITT/SIPA

Elles vont être entendues par les autorités et risquent jusqu’à dix ans de prison. Trois institutrices d’une école maternelle de Vercelli (Italie) qui faisaient régner la terreur dans le petit établissement en frappant notamment leurs élèves âgés de 3 à 5 ans ont été interpellées ce vendredi.

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Le « trio de l’enfer » comme le surnomment des médias italiens a été confondu par les 11 caméras de surveillance, discrètement installées dans les salles de classe. Depuis plus de six mois, la police surveillait en effet de près les institutrices âgées d’une cinquantaine d’années. A la suite de plusieurs signalements effectués par des parents inquiets, ces dernières étaient suspectées de menacer, de frapper leurs jeunes élèves ou d’encourager la violence entre enfants.

L’école était réputée pour la qualité de sa pédagogie

Autant de soupçons confirmés par les images de surveillance rendues publiques par la police ce vendredi et sur lesquelles on peut entendre les cris des enfants ou voir de cruels actes de maltraitance. Une cinquantaine d’abus auraient été recensés par la police qui a assigné le trio à résidence en attendant la tenue d’un procès.

En 2016, une loi rendant obligatoire l’installation de caméras dans les écoles, les maisons de retraite et les centres pour handicapés du pays avait failli être votée. Depuis l’arrestation des « diaboliques », l’Italie est donc sous le choc. D’autant que, selon France info, l’école était réputée pour la qualité de sa pédagogie. Elle portait le nom du célèbre pédiatre polonais, Janusz Korczak, qui a œuvré toute sa vie pour le droit des enfants.