Le Mercaz Harav, une institution célèbre en Israël, a valeur symbolique comme un haut lieu du nationalisme religieux. C'est en son sein qu'est né après la guerre des Six jours de juin 1967, le mouvement du Bloc de la Foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.
Le Mercaz Harav, une institution célèbre en Israël, a valeur symbolique comme un haut lieu du nationalisme religieux. C'est en son sein qu'est né après la guerre des Six jours de juin 1967, le mouvement du Bloc de la Foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée. — Yehuda Raizner AFP

Monde

Le Hamas revendique l'attentat de Jérusalem

PROCHE-ORIENT – Alors qu'Israël est en état d'alerte, Tshal a imposé un bouclage total de la Cisjordanie occupée jusqu'à samedi soir…

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a revendiqué vendredi l'attentat qui a fait huit morts israéliens jeudi dans un séminaire talmudique à Jérusalem.

Etat d'alerte


De son côté, Israël est en état d'alerte vendredi. Et l'armée israélienne est bien décidée à retrouver des suspects. Plus de dix Palestiniens ont ainsi été arrêtés vendredi, avant l'aube dans un quartier de Jérusalem-est, où résidait l'auteur de l'attentat, ont indiqué des témoins. La police a mené une perquisition dans la maison de Alaa Hicham Abou Dheim, 25 ans, dans le quartier de Jabal Al-Moukaber, après avoir informé sa famille qu'il était l'auteur de la fusillade meurtrière, selon les témoins et des parents.

La plupart des personnes arrêtées sont des proches et des amis d'Abou Dheim, selon les mêmes sources. La police israélienne s'est refusée à confirmer ces arrestations. Son porte-parole, Micky Rosenfeld, s'est borné à affirmer qu'«une voiture directement liée au terroriste» avait été trouvée à Jérusalem et que «l'enquête se poursuit».

Etat d’alerte général dans tout le pays

L'armée israélienne a imposé un bouclage total de la Cisjordanie occupée jusqu'à samedi soir, a indiqué vendredi une porte-parole militaire a l’AFP.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, tient vendredi matin des consultations avec de hauts responsables de l'état-major pour examiner les mesures à prendre après l'attentat, le premier à Jérusalem-ouest depuis une attaque-suicide palestinienne en février 2004 (huit Israéliens tués), selon la radio militaire.

«Nous avons fait converger de grandes forces à Jérusalem pour assurer la sécurité des habitants», a déclaré à la radio militaire le commandant de la police de Jérusalem, Aharon Franco. Selon lui, la police est en «état d'alerte général» dans tout le pays et les mesures de sécurité ont été prises de crainte de nouveaux attentats mais aussi d'actes de vengeances d'extrémistes israéliens qui pourraient survenir lors des funérailles des victimes prévues plus tard dans la journée.

Interdiction d’accéder à l’esplanade des Mosquées


La police a notamment interdit aux fidèles palestiniens de sexe masculin âgés de moins de 45 ans d'accéder à l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam située dans la vieille ville de Jérusalem.

Le commandant Franco a précisé que la police et le service de sécurité intérieure israélien (Shin Beth) examinaient la crédibilité de «différentes revendications de l'attentat sans se prononcer à ce stade». La télévision du Hezbollah libanais a fait état d'une revendication par un groupe jusqu'alors inconnu, les «Kataëb Ahrar el-Jalil (Brigades des hommes libres de la Galilée)-Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza». Le Hezbollah a accusé Israël de l'assassinat de Moughnieh, son chef militaire.

Le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a qualifié l'attentat d'acte «héroïque» mais ne l'a pas revendiqué.