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Zapatero vise un second mandat

Vainqueur inattendu des législatives espagnoles du 14 mars 2004, trois jours après les attentats de Madrid, José Luis Zapatero aborde, cette fois, celles de dimanche en favori. Le chef du gouvernement socialiste est crédité d'une avance de 3 à 5 poin...

Vainqueur inattendu des législatives espagnoles du 14 mars 2004, trois jours après les attentats de Madrid, José Luis Zapatero aborde, cette fois, celles de dimanche en favori. Le chef du gouvernement socialiste est crédité d'une avance de 3 à 5 points sur son rival Mariano Rajoy (Parti populaire-PP, droite), dont la campagne, très agressive, ne semble pas avoir con­vaincu. La stratégie du PP, dévoilée fin février dans le Financial Times, s'est résumée à un calcul mathématique : plus il y aura d'abstention, plus la gauche aura de chances de perdre.

Pour inciter les socialistes « à rester chez eux », Rajoy a donc attaqué sur le ralentissement économique, récent mais réel : la croissance, de 3,8 % en 2007, devrait être de 2,7 % en 2008. « L'Espagne a pâti de la décélération mondiale. Ce n'est pas de la mauvaise gestion, puisque gauche et droite mènent la même politique dans ce domaine », tempère Sylvia Desazars de Montgailhard, maître de con­férences à Sciences-Po et et l'Es­sec. Attaqué sur l'immigration - qui a doublé depuis 2005 -, Zapatero a rétorqué que cela avait permis de garder une Sécurité sociale excé­dentaire et d'augmenter le taux de natalité, trop bas, passant de 1,16 à 1,34 . En quatre ans, ce libéral de gauche à la Tony Blair a aussi réussi à moderniser l'Espagne en votant des réformes sociétales dont le mariage ho­mosexuel, décrié par l'Eglise. Reste la négociation avec les séparatistes basques ETA, sur laquelle Zapatero a échoué, allant jusqu'à diviser son propre camp.

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