Turkménistan: Une pénurie de Coca-Cola à cause de la crise économique

ECONOMIE Cette pénurie passagère serait la conséquence de « problèmes provisoires de conversion de devises »…

20 Minutes avec agences

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Le Turkménistan est privé de Coca-cola en raison de la crise économique.
Le Turkménistan est privé de Coca-cola en raison de la crise économique. — Andrew Link/AP/SIPA

Les amateurs de Coca-Cola au Turkménistan sont au régime. Conséquence très concrète de la crise économique qui frappe ce pays d’Asie centrale, le célèbre soda a disparu des étalages.

« On en trouvait partout, maintenant il n’y en a plus que dans quelques magasins et le prix a flambé », soupire Merguen Kakaïev, un chauffeur de taxi de 24 ans, pour qui un repas habituel se compose d’un « pain naan et un verre de Coca-Cola ».

Un problème de conversion des devises

Face aux pénuries dans ce pays, un des plus fermés du monde, le groupe américain a dû démentir jeudi son départ. « Nous continuons notre activité. Il s’agit d’une pénurie passagère », a déclaré une porte-parole du groupe, reconnaissant que ce dernier rencontrait des difficultés d'« approvisionnement en matières premières » dues à des « problèmes provisoires de conversion de devises ».

En effet, si Coca-Cola, présent au Turkménistan depuis 1998, a dû fermer le robinet dans cette ex-République soviétique, c’est à cause des limites draconiennes sur les conversions de devises censées garder la monnaie à flot depuis la chute en 2014 des prix des hydrocarbures, qui représentent 90 % des exportations du pays.

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Le prix a plus que doublé

« Notre présence au Turkménistan depuis 20 ans montre notre confiance dans l’avenir et le potentiel de l’économie du pays », a assuré une société, qui produit et distribue le Coca-Cola au Turkménistan et emploie environ 300 personnes à Achkhabat.

Malgré tout, des commerçants interrogés dans la capitale du pays affirment qu’ils ne peuvent plus se permettre de stocker le soda, dont le prix a plus que doublé.

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