Italie: 10 vaccins vont devenir obligatoires pour l'entrée à l'école

SANTE De 6 à 16 ans, les parents des enfants non vaccinés risquent des amendes de 100 à 500 euros....

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un vaccin.
Illustration d'un vaccin. — Pixabay
  • La Cour constitutionnelle italienne a validé  une loi rendant 10 vaccins obligatoires pour l'entrée à l'école.
  • Le recours formé par la région Vénétie, estimant que c'est une atteinte au droit individuel à la santé, a été rejeté.
  • «Ce choix n'est pas déraisonnable, puisqu'il vise à protéger la santé individuelle et collective», ont précisé les juges.

Elle a tranché. La Cour constitutionnelle italienne a validé mercredi une loi votée cet été rendant 10 vaccins obligatoires pour l'entrée à l'école, rejetant un recours formé par la région Vénétie (nord).

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Des amendes à la clef

Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite ou encore la rougeole sont obligatoires pour inscrire un enfant de moins de 6 ans à la crèche ou à la maternelle. De 6 à 16 ans, les parents des enfants non vaccinés risquent des amendes de 100 à 500 euros.

Pour la Vénétie, cela constitue une atteinte au droit individuel à la santé. La région, depuis longtemps agitée par des poussées autonomistes, applique depuis dix ans un modèle fondé sur la liberté de choix après une information apportée aux familles.

Mais les juges constitutionnels ont estimé que l'obligation était «légitime», les mesures préconisées par le gouvernement relevant «du législateur national». «Ce choix n'est pas déraisonnable, puisqu'il vise à protéger la santé individuelle et collective», ont-ils précisé dans leur décision.

Recrudescence des cas de rougeole

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe à 95% de la population le taux de couverture vaccinale nécessaire pour atteindre «le seuil d'immunité de groupe» pour une maladie. Un niveau que l' Italie n'atteint pas pour les principaux vaccins. Le pays connaît ainsi une recrudescence des cas de rougeole depuis le début de l'année, dont plusieurs mortels. Dans 88% des cas, les personnes n'étaient pas vaccinées.

«Nous prenons acte de la décision, que nous respectons. Comme président de région, j'ai fait mon devoir, en défendant un modèle basé sur la liberté. Désormais, nous passons à la coercition», a déploré mercredi le président de la région Vénétie Luca Zaia.

«Le texte protège la santé de nos enfants et de toute la population», s'est en revanche réjouie la ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, qui a plusieurs fois posté sur les réseaux sociaux des photos des séances de vaccination de ses jumeaux nés en 2015.