Qatar: Doha fixe un salaire minimum pour les travailleurs immigrés

TRAVAIL Le pays compte environ 2 millions de travailleurs immigrés qui œuvrent notamment sur les chantiers de la Coupe du Monde de football 2022…

20 Minutes avec agences

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Des ouvriers sur le chantier de l'Al Bayt Stadium, au Qatar.
Des ouvriers sur le chantier de l'Al Bayt Stadium, au Qatar. — Feil/M.i.S/PIXATHLON/SIPA

C’est une avancée significative. Le Qatar a fixé à 750 riyals par mois (166 euros) le salaire minimum pour les travailleurs immigrés, une réforme introduite récemment par le pays hôte de la Coupe du Monde 2022 de football, a annoncé jeudi le ministre du Travail, Issa al-Nouaïmi.

Ce montant est provisoire et une augmentation est actuellement à l’étude. Mais le salaire ne comprend pas le logement, la nourriture et les soins qui sont à la charge des employeurs.

Deux millions de travailleurs immigrés

Le salaire minimum faisait partie d’un ensemble de réformes de la loi du travail annoncées le mois dernier par Doha, qui était sous le feu des critiques au sujet des conditions de quelque 2 millions de travailleurs migrants, employés notamment sur les chantiers du Mondial-2022.

« Le salaire minimum temporaire de 750 riyals par mois entrera immédiatement en vigueur et nous poursuivons des évaluations pour déterminer le salaire minimum fixe, a précisé Issa al-Nouaïmi. Nous n’approuverons aucun contrat de travail où le salaire est inférieur à 750 riyals par mois », a-t-il ajouté.

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Montant « plutôt bas » par rapport au coût de la vie

Parmi les autres réformes figurent l’obligation d’enregistrer les contrats de travail auprès du gouvernement et l’interdiction faite aux employeurs d’empêcher les travailleurs de quitter le pays ou de changer d’emploi.

Moustafa Qadri, directeur exécutif de l’organisation Equidem de recherches sur les droits de l’Homme, a salué « un pas important ». Mais il estime que « le montant de 750 riyals paraît plutôt bas du fait que le coût de la vie est élevé au Qatar et que de nombreux travailleurs, si ce n’est la plus grande partie, paient des frais de recrutement importants à un taux d’intérêt élevé ». Selon lui, « avec ce salaire, cela prendrait plusieurs mois pour la plupart des travailleurs pour pouvoir rembourser les prêts contractés pour les frais de recrutement ».

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