Reyes n'était «pas récemment» en contact avec Paris

Sa. C. avec agence

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Raul Reyes, numéro deux des Farc tué par l'armée colombienne, n'était "pas récemment" en contact avec Paris à propos de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, a déclaré mercredi à la presse Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement.
Raul Reyes, numéro deux des Farc tué par l'armée colombienne, n'était "pas récemment" en contact avec Paris à propos de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, a déclaré mercredi à la presse Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement. — AFP/Archives

Raul Reyes, numéro deux des Farc tué par l'armée colombienne, était bien un contact de la France. Laurent Wauquiez a précisé, mercredi, les liens entre la Paris et Reyes. Le porte-parole du gouvernement a reconnu que le numéro 2 des Farc avait bien été un interlocuteur de la France, «pas récemment mais dans le passé». Et ce «comme d'autres pays qui sont investis sur le sujet de la libération des otages», a-t-il déclaré lors du point de presse à l'issue du Conseil des ministres.

Il répondait ainsi à l'affirmation de la guérilla colombienne mardi, selon laquelle Raul Reyes tentait d'organiser une réunion avec Nicolas Sarkozy quand il a été tué lors d'une incursion des troupes colombiennes en Equateur. «Il était bien l'interlocuteur depuis longtemps des pays investis sur la libération des otages et notamment la France et la Suisse, mais pas sur les derniers jours plus particulièrement», a ajouté le porte-parole.

Au cours du Conseil, le président Nicolas Sarkozy a redit sa «disponibilité» sur ce dossier, selon Wauquiez: «s'il doit prendre une initiative et s'il y a des possibilités qui sont ouvertes, il la prendra tout de suite». Comme l’avait annoncé l’Elysée la veille, le chef de l'Etat est «prêt» à se rendre à la frontière entre la Colombie et le Venezuela en vue d'une libération d'Ingrid Betancourt, a rappelé le porte-parole.