Allemagne: Faute d'accord, les pourparlers se prolongent pour tenter de former un gouvernement

POLITIQUE « Un projet aussi historique » de réunir dans un même gouvernement des partis que tout semble séparer « ne doit pas échouer car il nous manque quelques heures », a reconnu l'un des dirigeants du FDP…

20 Minutes avec AFP

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La chancelière allemande Angela Merkel.
La chancelière allemande Angela Merkel. — TOBIAS SCHWARZ / AFP

Les négociations vont se poursuivre. Les laborieux pourparlers entre conservateurs, libéraux et Verts allemands pour tenter de former un gouvernement en Allemagne ont été ajournés dans la nuit de jeudi à vendredi faute d’accord et reprendront à la mi-journée, ont annoncé des participants.

Angela Merkel, qui avait pourtant fixé le 16 novembre comme date-butoir pour ces négociations, a accepté de jouer les prolongations. Elle retrouvera les négociateurs vendredi à partir de 12 heures locales (11 heures GMT) pour une tentative ultime de mettre sur pied une coalition.

« Des différences de vue sur les questions d’immigration et de politique financière »

A la sortie des discussions marathon interrompues après 4 heures du matin (3 heures GMT), l’un des ténors de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), Volker Kauder, a affirmé partir du principe que ces négociations se prolongent éventuellement durant le week-end.

Si au final aucun compromis n’est trouvé après un mois de pourparlers, des législatives anticipées risquent d’être convoquées. Mais s’ils parviennent finalement à un accord au plus tard ce week-end, les quatre partis engagés dans ces discussions entameront l’élaboration d’un « contrat de coalition » avec l’objectif de former, au plus tôt d’ici Noël, un quatrième gouvernement dirigé par Angela Merkel.

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Des différences « surmontables » et « de nombreux pas en avant »

« Il y a encore des différences de vue en particulier sur les questions d’immigration et de politique financière », a reconnu de son côté le dirigeant du Parti libéral (FDP), Christian Lindner. Toutefois, il a jugé ces différences « surmontables » et assuré que « de nombreux pas en avant » avaient été effectués. « Un projet aussi historique » de réunir dans un même gouvernement des partis que tout semble séparer « ne doit pas échouer car il nous manque quelques heures » de discussions, a-t-il souligné.

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Depuis près d’un mois, conservateurs (CDU et son allié bavarois CSU), libéraux et écologistes, partis aux positions souvent très éloignées, ont mené des discussions tendues visant à savoir s’ils peuvent diriger ensemble le pays.