Corée du Nord: Trump dénonce la «dictature perverse» de Kim Jong-un

DIPLOMATIE De retour d'Asie, le président américain estime que des progrès ont été faits, notamment du côté de l'implication de la Chine...

20 Minutes avec AFP

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Photomontage de Donald Trump et Kim Jong-Un.
Photomontage de Donald Trump et Kim Jong-Un. — Sipa

Il se donne des bons points. La Corée du Nord, une « dictature perverse » pour Donald Trump, « ne peut pas faire chanter le monde », a mis en garde le président américain lors d’une allocution mercredi, au retour d’une tournée asiatique de 12 jours.

Après avoir traité Kim Jong-un de « petit gros » dimanche, Donald Trump a promis de mettre une « pression maximale » sur Pyongyang, et a annoncé que la Chine exercerait une « pression économique » sur la Corée du Nord, pays que le président chinois Xi Jinping considère comme « une grande menace », a-t-il précisé.

« Succès de ce voyage »

Lors d’une allocution d’une demi-heure, le septuagénaire a passé en revue les multiples étapes de cette tournée, le plus long voyage en Asie pour un président américain depuis 1991, revenant également sur ses précédentes visites à l’étranger depuis sa prise de fonction en janvier.

« Je veux aujourd’hui informer les Américains du succès de ce voyage et des efforts que nous avons faits pour promouvoir la sécurité des Américains et leur prospérité cette année », a déclaré Donald Trump depuis la Maison Blanche, insistant particulièrement sur les deux points centraux de son voyage : la menace nord-coréenne et les échanges commerciaux avec l’Asie.

« Chantage nucléaire »

« Lorsque je me suis adressé à l’Assemblée nationale de la République de Corée, j’ai dit la vérité à propos du régime nord-coréen, et j’ai dit clairement que je ne permettrais pas que cette dictature perverse retienne le monde en otage face à son chantage nucléaire », a-t-il déclaré.A travers ce voyage, « nous avons demandé à toutes les nations de soutenir notre campagne de pression maximale pour la dénucléarisation nord-coréenne », a poursuivi le président américain.

Donald Trump a en parallèle rappelé l’approbation par le Congrès de l’augmentation du « budget militaire jusqu’à un niveau historique », à quelque 700 milliards de dollars. « Ceci ne pourrait pas tomber à un meilleur moment pour notre nation », a-t-il martelé.

Sur le commerce, le président américain élu il y a un an notamment sur la promesse de « l’Amérique d’abord » a encore déclaré : « l’Amérique est là pour entrer en concurrence, et faire des affaires, et défendre nos valeurs ainsi que notre sécurité ».