Corée du Nord: Pour la presse locale, Trump mérite la mort pour avoir insulté Kim Jong-un

DIPLOMATIE Le « pire crime pour lequel il ne pourra jamais être gracié est qu’il a osé porter atteinte à la dignité du "leadership" suprême de manière malfaisante », écrit le journal « Rodong Sinmun »…

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump
Donald Trump — Evan Vucci

On n’insulte pas le leader nord-coréen impunément. Les médias nationaux sont montés au créneau ce mercredi contre Donald Trump qui avait insulté le dirigeant Kim Jong-un, jugeant qu’il méritait la peine de mort.

Dans un éditorial, le journal nord-coréen Rodong Sinmun s’en est pris au président américain, lequel a évoqué la semaine dernière devant l’Assemblée nationale à Séoul une « dictature cruelle ».

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Le « vieux » contre « le petit gros »

Le « pire crime pour lequel il ne pourra jamais être gracié est qu’il a osé porter atteinte à la dignité du leadership suprême de manière malfaisante », écrit le journal. « Il faut qu’il sache qu’il n’est qu’un criminel hideux condamné à mort par le peuple coréen ».

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump s’est lancé dans une escalade verbale avec Kim Jong-un, avec échanges d’insultes personnelles et menaces de frappes militaires.

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A la fin de sa tournée asiatique, visant largement à galvaniser les puissances régionales dans le combat contre les programmes nucléaire et balistique nord-coréens, le trublion américain en a rajouté dans la joute verbale, provoquant le dirigeant nord-coréen sur son poids et sa taille.

« Pourquoi Kim Jong-un m’insulterait-il en me traitant de "vieux" alors que je ne le traiterai JAMAIS de "petit gros" ? », a déclaré Donald Trump sur Twitter.

Trump intimidé par les troupes nord-coréennes, selon la presse locale

Les membres de la dynastie Kim bénéficient en Corée du Nord d’un statut quasi divin. Pyongyang a fait montre par le passé d’une susceptibilité extrême vis-à-vis des propos pouvant être perçus comme moqueurs ou manquant de respect envers les dirigeants du régime.

Le journal évoque aussi la visite annulée de Donald Trump dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Lors de son séjour à Séoul, le président américain a tenté une tournée surprise dans cette zone fortement militarisée mais son hélicoptère a dû rebrousser chemin en raison du mauvais temps.

« Ce n’était pas la météo », dit l’éditorial. « Il avait tout simplement bien trop peur d’affronter le regard noir de nos troupes ».