Japon: Une accusation d'agression ternit le monde du sumo

SPORT Le « yokozuna », ou « grand champion » mongol Harumafuji a présenté des excuses devant les médias japonais…

20 Minutes avec AFP
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Le "yokozuna", ou "grand champion" mongol Harumafuji
Le "yokozuna", ou "grand champion" mongol Harumafuji — BEHROUZ MEHRI / AFP

Le monde du sumo n’est pas épargné par le scandale. Un des grands champions vénérés de la discipline est accusé d’avoir brisé une bouteille de bière sur le crâne d’un autre lutteur.

Le « yokozuna », ou « grand champion » mongol Harumafuji a présenté des excuses devant les médias japonais, tandis que des responsables de ce sport traditionnel disaient enquêter sur cet incident qui a conduit à sa suspension d’un tournoi en cours.

Une rencontre arrosée

Plusieurs médias ont rapporté que Harumafuji, 33 ans, avait frappé son compatriote Takanoiwa, 27 ans, le mois dernier lors d’une rencontre arrosée de lutteurs de sumo mongols. Le Japon compte quatre yokozuna, trois Mongols et un Japonais.

« Je présente mes profondes excuses pour les blessures de Takanoiwa », a déclaré Harumafuji aux journalistes venus en masse sur son lieu d’entraînement à Dazaifu, sur l’île de Kyushu (sud-ouest du Japon), avant de laisser le « maître d’écurie » répondre aux autres questions.

Le chargé des questions juridiques de l’Association japonaise de sumo, Tomokatsu Taniguchi, a indiqué que le maître d’écurie de Takanoiwa avait remis un certificat médical concernant une blessure à la tête qui nécessiterait deux semaines pour être soignée.

Un sport éclaboussé par les scandales

« Nous n’avons pas confirmé le lien » entre la blessure et l’allégation impliquant Harumafuji, a ajouté Tomokatsu Taniguchi. « Harumafuji sera absent à partir du troisième jour » du tournoi en cours à Fukuoka (sud-ouest du Japon), a tweeté l’Association de sumo sans donner de raison.

Ce sport très ancien, entouré de tout un rituel et associé à un entraînement extrêmement rigoureux et une hiérarchie stricte, est fréquemment l’objet de rumeurs de combats truqués, de paris illégaux et de récits d’abus physiques extrêmes.

En 2007, un apprenti sumo de 17 ans avait péri après avoir été victime de maltraitance physique de la part de son entraîneur et de lutteurs plus âgés. L’entraîneur, qui avait frappé l’adolescent avec une bouteille de bière, avait été condamné à cinq ans de prison pour négligence ayant entraîné la mort.