Ingérence russe: Le ministre de la Justice américain va être interrogé au Congrès

ETATS-UNIS Il doit notamment s’expliquer sur ses relations avec George Papadopoulos, un ancien conseiller de la campagne de Donald Trump, qui a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs du FBI…

20 Minutes avec AFP
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Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, le 4 août 2017.
Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, le 4 août 2017. — A. Harnik/AP/SIPA

Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, va être de nouveau interrogé mardi au Congrès à Washington sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et une possible collusion entre Moscou et des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump.

Jeff Sessions, qui s’est peu prononcé sur ce thème sensible, répondra aux questions des parlementaires républicains et démocrates de la Commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants. Il avait soutenu relativement tôt la candidature de Donald Trump, au début de l’année 2016, alors qu’il était sénateur de l’Alabama.

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On s’attend à ce que le ministre s’explique sur ses relations avec George Papadopoulos, un conseiller subalterne de la campagne du milliardaire républicain, qui a plaidé coupable d’avoir menti aux enquêteurs de la police fédérale (FBI).

« Toute suggestion de connivence serait un mensonge éhonté et détestable »

Lors de son audition de confirmation au Sénat, Jeff Sessions avait affirmé n’avoir eu aucun contact avec des responsables russes durant la campagne. Il avait par la suite reconnu avoir eu des échanges avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, ce qui l’avait forcé à se récuser dans l’enquête russe, confiée au procureur spécial Robert Mueller.

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Lors d’une précédente audition devant le Sénat, le ministre de la Justice avait soutenu ne pas avoir eu « connaissance » de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe. « Toute suggestion selon laquelle j’aurais été de connivence ou j’aurais eu connaissance d’une entente avec le gouvernement russe, dirigée contre mon pays, (…) serait un mensonge éhonté et détestable », avait-il déclaré en juin.

Le 31 mars 2016, George Papadopoulos avait assisté à une réunion sur la sécurité nationale présidée par Donald Trump et à laquelle était présent Jeff Sessions. Lors de cette réunion, George Papadopoulos s’était targué de pouvoir organiser une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le candidat républicain.