Climat: Les sites naturels du patrimoine mondial de l'Unesco sont deux fois plus menacés qu'il y a trois ans

ETUDE Désormais, 62 des 241 sites naturels classés au patrimoine mondial de l’Unesco sont menacés par le changement climatique…

20 Minutes avec AFP

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Le blanchiment de la Grande Barrière de corail au large du Queensland australien est une des conséquences les plus préoccupantes du réchauffement climatique. (image d'illustration)
Le blanchiment de la Grande Barrière de corail au large du Queensland australien est une des conséquences les plus préoccupantes du réchauffement climatique. (image d'illustration) — JAMES KERRY CENTRE OF EXCELLENCE FOR CORAL REEF STUDIES

Blanchiment des coraux, fonte des glaciers, incendies… Le changement climatique menace un quart des sites naturels du patrimoine mondial, soit presque deux fois plus qu’il y a trois ans, s’est alarmée ce lundi l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Sur les 241 sites naturels classés au patrimoine mondial de l’Unesco, 62 sont désormais « menacés par le changement climatique » contre 35 en 2014 (sur 228), date du précédent « Horizon du patrimoine mondial » réalisé par l’IUCN.

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« L’augmentation et la vitesse à laquelle nous avons vu cette tendance évoluer en seulement trois ans nous a choqués. Et le rapport prévient que le nombre va probablement augmenter », a déclaré la directrice générale de l’IUCN Inger Andersen, alors que le rapport estime que le réchauffement fait peser un « risque potentiel » sur 55 autres sites.

C’est un « message clair aux délégués réunis ici à Bonn (pour la 23e Conférence de l’ONU sur le climat) : le changement climatique agit vite et n’épargne pas les trésors de notre planète », a-t-elle ajouté, réclamant une « implication urgente et ambitieuse » pour mettre en œuvre l’accord de Paris.

La « destruction peut avoir des conséquences dévastatrices »

Les délégués climat réunis à Bonn jusqu’à vendredi négocient notamment les règles d’application de cet accord qui vise à garder le réchauffement planétaire sous 2°C, voire 1,5°C. Grande barrière australienne, région côtière du Belize, atoll d’Aldabra aux Seychelles : les récifs coralliens affectés par l’augmentation de la température de la mer qui les fait blanchir sont parmi les écosystèmes les plus en danger, selon l’IUCN. Tout comme les glaciers dont la fonte touche notamment le parc national du Kilimandjaro en Tanzanie ou la région de Jungfrau-Aletsch dans les Alpes suisses.

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Ces sites classés jouant un rôle « crucial » pour les économies locales, leur « destruction peut avoir des conséquences dévastatrices allant au-delà de leur beauté exceptionnelle et de leur valeur naturelle », a insisté de son côté Tim Badman, directeur du même programme.

Les espèces invasives restent la plus grande menace

Mais si le changement climatique est « la menace augmentant le plus vite », il arrive seulement deuxième derrière les espèces invasives. Le tourisme, le développement des infrastructures (routes, barrages, mines…), la chasse, la pollution ou encore l’efficacité de la gestion des sites ont également un impact sur leur préservation.

Prenant en compte tous ces facteurs qui peuvent s’additionner, l’IUCN classe 17 sites (7 %) comme « critiques », comme le parc américain des Everglades ou la réserve de biosphère du papillon monarque au Mexique. Douze se trouvent en Afrique, comme le lac Turkana au Kénya et le parc Virunga en République démocratique du Congo.