Sarkozy et Merkel s'accordent sur au moins deux points

UE Union méditerranéenne et émissions de CO2 réchauffent les relations franco-allemandes...

C. Ch. avec agence

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se retrouvent lundi soir pour un dîner de travail à Hanovre (nord de l'Allemagne), alors qu'un malaise persistant affecte les relations franco-allemandes, notamment autour du projet d'Union méditerranéenne défendu par la France.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se retrouvent lundi soir pour un dîner de travail à Hanovre (nord de l'Allemagne), alors qu'un malaise persistant affecte les relations franco-allemandes, notamment autour du projet d'Union méditerranéenne défendu par la France. — Martin Bureau AFP/Archives

Les relations franco-allemandes vont mieux. A l’issue de leur dîner de travail en marge du salon des Hautes technologies (le Cebit), lundi soir à Hanovre, la chancelière allemande Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont fait part d’au moins deux sujets de compromis: l’Union méditerranéenne et les émissions de CO2.

L’Union méditerranéenne
«On a trouvé un compromis autour de cette Union pour la Méditérranée que nous voulons tous les deux et qui n'excluera personne», a déclaré Nicolas Sarkozy.

«Nous sommes d'accord pour que ce soit un projet de l'Union européenne», a renchéri Angela Merkel.

Le projet d’Union méditerranéenne que veut développer Nicolas Sarkozy durant la présidence française de l'UE au deuxième semestre, vise à mettre en place une union économique, politique et culturelle entre les pays riverains de la Méditerranée. Jusque là, il suscitait l'hostilité ou le scepticisme de plusieurs pays européens, dont l'Allemagne qui craignait qu'une telle union ne fasse concurrence à l'Union européenne.

Emissions de CO2
Angela Merkel a précisé qu'«un accord est en vue avec la France sur les objectifs européens de réduction de CO2 des voitures».

Un groupe de travail va être formé au niveau de la chancellerie et de l'Elysée à ce sujet, a-t-elle dit.
Nicolas Sarkozy a parlé de son côté d'une «position commune de la France et de l'Allemagne dans les jours qui viennent».

«On ne pouvait trouver positions plus différentes que celles de la France et de l'Allemagne» sur ce sujet, a-t-il dit.

Berlin s'oppose violemment au projet de l'Union européenne de réductions des émissions de CO2 des voitures en fonction de leur poids, qui pénalise trop à son goût son industrie automobile, spécialiste des modèles lourds et polluants. Au grand dam de la France mais aussi de l'Italie, productrices de voitures plus légères.