Djihadistes français: Ceux qui sont «prisonniers en Irak» seront jugés en Irak, affirme Le Drian

JUSTICE Concernant les enfants de djihadistes, Le Drian a répété les propos du président qui avait déclaré mercredi que leur éventuel retour en France sera géré « au cas par cas »…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian — THOMAS SAMSON / AFP

Les djihadistes français prisonniers en Irak seront jugés en Irak, a affirmé ce vendredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ajoutant que le cas des enfants serait traité « au cas par cas ».

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« S’il y a des prisonniers en Irak, les choses sont simples : c’est aux autorités judiciaires irakiennes de traiter la situation des hommes et des femmes combattantes », a déclaré le ministre au micro d’Europe 1.

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« Ils savaient très bien ce pour quoi ils se rendaient sur place, c’est-à-dire pour combattre avec Daesh (acronyme du groupe de l’Etat islamique). Donc ce sont des ennemis, ils ont combattu la France. Ils ont contribué à faire en sorte qu’il y ait des attentats dans ce pays », a-t-il ajouté.

Quelque 690 djihadistes français actuellement en Irak et en Syrie

Concernant les enfants de djihadistes, Jean-Yves Le Drian a répété les propos du président Emmanuel Macron qui avait déclaré mercredi que leur éventuel retour en France sera géré « au cas par cas ».

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« Et à ce moment-là, lorsqu’ils reviennent en France, ils sont mis sous la responsabilité du juge pour enfants qui décidera pour eux », a-t-il dit. « Ça, c’est vrai pour l’Irak, a ajouté le ministre. La difficulté, c’est la Syrie parce qu’en Syrie, il n’y a pas de gouvernance avérée » et en conséquence la France saisit « pour l’instant, à chaque cas identifié, la Croix rouge internationale ». D’après les estimations des services de renseignement français, 690 djihadistes français se trouvent actuellement en Irak et en Syrie, dont 295 femmes et 28 mineurs de plus de 15 ans.

Molins met en garde contre « toute naïveté » sur le retour des femmes et enfants de djihadistes

La déclaration mercredi d’Emmanuel Macron avait provoqué l’inquiétude des familles qui l’ont exhorté à rapatrier les femmes et enfants sur place pour ne pas en faire « des bombes à retardement ». Le gouvernement redouble de prudence sur le sujet dans un pays toujours marqué du souvenir des sanglants attentats de 2015, en partie perpétrés par des « revenants » de Syrie.

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Le procureur de Paris François Molins, à la tête du parquet antiterroriste, a d’ailleurs mis en garde vendredi contre « toute naïveté » au sujet du retour des femmes et enfants de djihadistes français. Au retour de certains, « je n’ai pas perçu véritablement de regret dans ce que j’ai entendu », a déclaré François Moulins sur France Info.