L’ONU adopte de nouvelles sanctions contre l’Iran

NUCLEAIRE Téhéran est soupçonné de poursuivre un programme nucléaire militaire secret...

Avec agence

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Les Six grandes puissances engagées dans les discussions sur le programme nucléaire iranien, qui se sont réunies lundi à Washington, tablent sur l'adoption "prochaine" de nouvelles sanctions contre Téhéran, a indiqué un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.
Les Six grandes puissances engagées dans les discussions sur le programme nucléaire iranien, qui se sont réunies lundi à Washington, tablent sur l'adoption "prochaine" de nouvelles sanctions contre Téhéran, a indiqué un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey. — AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a durci ce lundi ses sanctions contre l'Iran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Dans sa résolution 1803, adoptée par 14 voix sur 15, avec une abstention, le Conseil a donné un tour de vis supplémentaire dans le régime de sanctions économiques et commerciales qu'il impose depuis quinze mois à l'Iran.

>> Notre dossier sur le nucléaire iranien

La liste des individus et entités liés aux programmes nucléaire et balistique iraniens, qui sont frappés d'un gel de leurs avoirs à l'étranger et, pour certains, d'une interdiction de voyager, a été rallongée. Cette résolution interdit par ailleurs la fourniture à l'Iran de biens sensibles à double usage (civil et militaire). Elle exhorte enfin les Etats à la vigilance dans les transactions avec les banques iraniennes, notamment les banques Melli et Saderat.

Téhéran est soupçonné de poursuivre un programme nucléaire militaire secret sous couvert de production d'électricité, ce qu'il dément fermement.

Pas de vote à l’unanimité

Malgré de gros efforts diplomatiques ces derniers jours, les Occidentaux n'ont pas tout à fait atteint leur objectif d'un vote unanime, par lequel ils souhaitaient adresser un message politique le plus fort possible à l'Iran. Les résolutions 1737 et 1747 avaient été adoptées à l'unanimité.

Mais ils ont réussi à rallier trois pays, membres du Mouvement des Non-alignés, qui s'étaient montrés réticents: l'Afrique du sud, le Vietnam et surtout la Libye, dont le vote favorable, annoncé ce lundi matin, a causé la surprise.

Le gouvernement iranien rejette la résolution

L'Indonésie est en revanche restée sur sa position selon laquelle le moment n'est pas opportun pour frapper l'Iran de nouvelles sanctions alors que le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le programme nucléaire iranien n'est pas entièrement négatif pour Téhéran.

L'ambassadeur d'Iran, Mohammad Khazaee, a vivement protesté contre l'attitude du Conseil de sécurité, qu'il a accusé de s'être «abaissé à mettre en oeuvre la politique étrangère de certains de ses membres». Son gouvernement a rejeté à l'avance la nouvelle résolution, affirmant qu'elle «manque de crédibilité légale».

Diplomatie De son côté, l'Agence internationale de l'énergie atomique tentait une nouvelle fois ce lundi à Vienne de convaincre l'Iran de coopérer davantage sur son programme nucléaire.