Dmitri Medvedev succède à Poutine

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Les Russes ont élu hier leur nouveau président dans un scrutin joué d'avance qui devait couronner Dmitri Medvedev, l'héritier désigné par Vladimir Poutine, appelé à une reconversion en Premier ministre. Le candidat du Kremlin aurait gagné au premier tour : le dépouillement dans 30 % des bureaux de vote lui donnait hier soir 66,5 % des voix.

Version édulcorée de son mentor, le « dauphin », 42 ans, tranche par son apparente douceur et sa réserve avec Poutine, formé à l'école du KGB et adepte de la manière forte et des déclarations fracassantes. Chef de file de l'aile « libérale » dans la constellation poutinienne, ce juriste de formation est souvent décrit comme un « technocrate » pragmatique, pour qui l'idéologie est « chose nuisible ». Il revendique le fait d'avoir grandi dans l'ombre de Poutine, rencontré au début des années 1990 dans leur ville natale de Leningrad, l'actuelle Saint-Pétersbourg. Il sera son directeur de campagne pour la présidentielle de mars 2000, et prendra rapidement la tête de l'administration présidentielle, ainsi que celle du conseil d'administration du géant gazier Gazprom. A partir de fin 2005 et sa nomination comme premier vice-Premier ministre, il apparaît comme un des dauphins en vue. Sa « désignation » en décembre 2007 marque la victoire des « libéraux » sur les anciens du KGB et de l'armée. Depuis, le candidat Medvedev n'affiche qu'un programme : la fidélité à Poutine et la poursuite de son oeuvre.

Avant même la clôture du scrutin, le Parti communiste et une ONG russe ont dénoncé des irrégularités.

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Les réactions à l'élection russe