Japon: Une «veuve noire» condamnée à mort pour le meurtre de trois maris

JUSTICE Cette Japonaise a été reconnue coupable de trois meurtres et d'une tentative sur un quatrième conjoint...

20 Minutes avec AFP

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La Japonaise Chisako Kakehi, poursuivie pour le meurtre de plusieurs de ses maris, le 13 mars 2014 à Kyoto
La Japonaise Chisako Kakehi, poursuivie pour le meurtre de plusieurs de ses maris, le 13 mars 2014 à Kyoto — JIJI PRESS / AFP

Condamnation à mort par pendaison pour une ancienne millionnaire au Japon pour les meurtres de trois de ses conjoints et une tentative de meurtre sur un quatrième.

Chisako Kakehi, 70 ans, a été surnommée durant son procès la « veuve noire », en référence à cette araignée dévorant les mâles après l’accouplement. Elle a aussi reçu le nom d'« empoisonneuse » car elle avait parfois recours à du cyanure pour arriver à ses fins.

« L’accusée a fait boire du cyanure avec l’intention de tuer dans les quatre cas » pour lesquels elle était jugée, a déclaré mardi Ayako Nakagawa, la juge du tribunal de Kyoto, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK.

Recherche du gain

La justice a rejeté l’argumentation de ses avocats qui plaidaient que l’accusée était atteinte de démence et que par conséquent elle ne pouvait être pénalement responsable.

Selon le Parquet, elle supprimait ses amants après avoir veillé à ce qu’ils la désignent comme héritière de leur patrimoine après leur mort. Sur plus de dix ans, elle avait ainsi amassé une fortune d’un milliard de yens (7,6 millions d’euros environ) sous la forme d’assurance vie, de biens immobiliers et de dépôts bancaires, selon la presse.

Elle avait par la suite perdu une bonne partie de sa fortune dans des placements financiers hasardeux, et avait été arrêtée en novembre 2014.

« Je mourrais avec le sourire »

Depuis la mort de son premier conjoint en 1994 des suites d’une maladie, elle aurait eu selon la presse des relations avec une dizaine d’hommes, dont six sont passés de vie à trépas. Elle s’est mariée avec quatre d’entre eux et faisait leur connaissance via des agences matrimoniales qui lui présentaient, à sa demande, des hommes âgés, fortunés, sans enfants et vivant seuls.

Durant son procès, Chisako Kakehi a d’abord clamé son innocence, puis refusé de parler. En juillet, elle a avoué avoir tué son quatrième époux. Elle avait déclaré plus tard aux juges qu’elle était prête à affronter la peine capitale : « Même si j’étais exécutée demain, je mourrais avec le sourire ».

Selon les médias, ses avocats envisagent de faire appel devant une plus haute juridiction.