Prisonniers d'un groupe djihadiste, onze soldats maliens ont été tués dans un raid français

OPERATION BARKHANE D’après des sources militaires maliennes, onze soldats détenus par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » sont morts après un raid anti-terroriste…

20 Minutes avec agences

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Des soldats maliens prisonniers des djihadistes ont été tués après un raid de l'armée française (illustration)
Des soldats maliens prisonniers des djihadistes ont été tués après un raid de l'armée française (illustration) — SOULEYMANE AG ANARA / AFP

Onze militaires maliens prisonniers d’un groupe djihadiste au Mali ont été tués fin octobre dans la région de Kidal (nord-est) après « un raid anti-terroriste » de l’armée française, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources militaires maliennes.

« Nous avons assez d’éléments pour le dire : début octobre, nous avons reçu des preuves de vie de nos militaires capturés par les terroristes. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, après un raid anti-terroriste, nos militaires ont été tués. Nous avons échangé avec les Français sur le sujet », a ainsi déclaré un responsable du ministère malien de la Défense.

Détenus par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans »

Des photographies des corps des soldats maliens tués ont permis de « recouper les informations » et de confirmer leur identité « sans grand risque de se tromper », a poursuivi la même source. Une autre source militaire malienne a précisé qu’à l’issue du raid et du ratissage d’un camp djihadiste par l’armée française, « des militaires maliens faits prisonniers entre juillet 2016 et mars 2017 ont été tués ».

Les soldats maliens tués étaient détenus par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », une organisation djihadiste née de la fusion de plusieurs groupes du Sahel et dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.

« Nous confirmons avoir détruit un camp djihadiste »

Après cet incident, l’Etat-major des armées françaises avait indiqué « qu’un groupe armé terroriste affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été mis hors de combat et quinze djihadistes tués par l’armée française dans le nord du Mali ». Et d’ajouter : « Barkhane refuse de commenter la propagande djihadiste. […] Nous confirmons avoir détruit un camp djihadiste. »

Cette déclaration survenait peu après la diffusion d’un communiqué du groupe djihadiste qui avait publié des photos présentées comme celles de corps de militaires maliens et de djihadistes tués dans l’opération française.

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« Une bavure »

« L’armée française croisée injuste a procédé à 3h du matin (dans la nuit du 23 au 24 octobre) avec un avion de type "Mirage" à un raid aérien entraînant la mort des onze prisonniers de l’armée malienne qui se trouvaient sur place sous la surveillance d’un groupe de moudjahidine », expliquait ainsi le message publié en français et en arabe.

Plusieurs journaux et sites d’informations du Mali ont rapporté cette semaine que les autorités françaises ont reconnu une « bavure » devant des autorités maliennes, notamment le ministre de la Défense.

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