VIDEO. Fusillade au Texas: Pour Trump, le problème, «c'est la santé mentale» et non les armes

TUERIE « La santé mentale est le problème ici […]. Ce n’est pas une question liée aux armes », a assuré le président américain depuis Tokyo...

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Donald Trump a assuré que « La santé mentale est le problème ici (…) Ce n’est pas une question liée aux armes », à propose de la tuerie au Texas dimanche 5 novembre 2017.
Le président américain Donald Trump a assuré que « La santé mentale est le problème ici (…) Ce n’est pas une question liée aux armes », à propose de la tuerie au Texas dimanche 5 novembre 2017. — Pool for Ypmiuri/AP/SIPA

La fusillade au Texas de dimanche va-t-elle relancer le débat sur la vente d’armes aux Etats-Unis ? Pas sûr. Car le président américain Donald Trump a estimé lundi que cette nouvelle fusillade, cinq semaines après celle de Las Vegas (58 morts), ne posait pas la question de l’encadrement des armes, mais celle de la santé mentale de son auteur.

 

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« La santé mentale est le problème ici »

« La santé mentale est le problème ici […]. Ce n’est pas une question liée aux armes », a-t-il déclaré à l’occasion d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo.

Refusant d’ouvrir le débat sur l’encadrement des armes, le président Donald Trump, actuellement en tournée en Asie, a dénoncé une fusillade « terrifiante » et un « acte diabolique ». « Nous avons le cœur brisé. Nous nous rassemblons, nous unissons nos forces […]. A travers les larmes et notre chagrin nous restons forts », a-t-il déclaré à Tokyo. « Les mots nous manquent pour exprimer la peine et la douleur que nous ressentons tous », a-t-il ajouté.

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26 morts dans la fusillade

Un homme a tué 26 personnes dans une église du Texas en plein service religieux lors d’une des pires fusillades de l’histoire récente des Etats-Unis, qui a redonné de la voix aux partisans d’un plus strict contrôle des armes à feu. Une vingtaine de personnes ont été blessées. Les victimes sont âgées de cinq à 72 ans.

La tuerie au Texas n’est pas la première dans un lieu de culte. En juin 2015, Dylann Roof, un partisan de la suprématie blanche, avait tué neuf paroissiens dans l’église de l’Emanuel à Charleston, en Caroline du Sud, symbole de la lutte des Noirs contre l’esclavage. Il a été condamné à la peine capitale en janvier.

Le débat sur le contrôle des armes relancé

Comme lors de tant d’autres fusillades avant celle-ci, les démocrates ont profité de l’occasion pour renouveler les appels à un contrôle plus strict, une question brûlante dans un pays qui considère le droit de porter des armes comme presque sacré. Dénonçant un « acte de haine », l’ex-président Barack Obama a déclaré : « que Dieu nous accorde aussi à tous la sagesse de nous demander quelles mesures concrètes nous pouvons prendre pour réduire la violence et les armes parmi nous. » « Non seulement j’ai la mort dans l’âme, mais plus que ça, je suis en colère », a réagi la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.